vendredi 30 mai 2008

Travaux Pratiques 8.


Petit sentier de probation.


La Connaissance est le savoir éprouvé. Au fil des articles de l’académie d’Hermès Trismégiste je m’efforce d’ouvrir les livres de la Science Hermétique et de son langage analogique qui est celui qui fait le plus appel aux facultés supérieures. Par mes petits commentaires, j’espère vous donner quelques outils qui en facilitent la pratique et la compréhension. Le meilleur moyen de mesurer vos progrès est encore de mettre vos acquis à l’épreuve par une pratique régulière. Dans ce dessein je vous propose une série de petits travaux pratiques basés sur l’un des textes de la grande tradition hermétique occidentale, le plus connu du plus grand nombre, et pourtant le plus mal compris, je veux parler de la Divine Comédie de Dante Alighieri, traduction de Rivarol.


Je soumets chaque extrait à votre méditation et à votre capacité à en pénétrer les Sens Parlant, Signifiant et Cachant. Libre à vous de nous faire partager par vos commentaires, l’interprétation que vous en faites. Ceux qui feront l’effort de ce partage, seront nécessairement sur le sentier de probation, celui qui consiste à soumettre courageusement ses connaissances à l’épreuve. Ils s’apercevront aussi rapidement qu’en acceptant cet exercice régulier, ils progresseront dans la maîtrise du langage analogique, s’ouvrant par la même de nouvelles perspectives spirituelles.


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

L’enfer de Dante : Chant I. Suite 8.

Dès que je l'aperçus au sein du grand désert,
je me mis à crier : « Ô toi, qui que tu sois,
ombre ou, sinon, vivant, prends pitié de ma peine ! »

« Je ne suis pas vivant, dit-il, mais je le fus.
J'étais Lombard de père aussi bien que de mère ;
leur terre à tous les deux avait été Mantoue.

Moi-même, je naquis sub Julio, mais tard ;
et je vivais à Rome, au temps du bon Auguste,
à l'époque des dieux mensongers et trompeurs.

J'étais alors poète et j'ai chanté d'Anchise
le juste rejeton, qui s'est enfui de Troie,
quand la Grèce eut brûlé le superbe Ilion.


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3 commentaires:

OseKa a dit…

Dante est en peine... confronté à un monde qui lui est inconnu...

Mais voilà que se présente à lui, un guide... qui vivait à Rome au temps du bon Auguste...

Serait-ce Virgile qui se présente à lui aux portes de l'au-delà ?

Ce qui est sûr à présent c'est que notre voyageur ne se trouve pas aux portes du paradis... mais très certainement au pays des péchés commis par les âmes durant leurs incarnations.

TOI a dit…

Dès que je l'aperçus au sein du grand désert,
je me mis à crier : « Ô toi, qui que tu sois,
ombre ou, sinon, vivant, prends pitié de ma peine ! »


Il me semble y voir la longue traversée du désert, l'homme perdu au sein de ses réflexions sans racines solides apportées par la connaissance. "La peine" est peut être ici à entendre aussi bien par la tristesse que par la difficulté éprouvée d'une érrance d'où aucun chemin ne se dessine. Mais cela marque aussi la peur, celle de l'ignorance face au destin.

Plus spirituellement, c'est une prière lancée à un dieu inconnu sous forme de détresse qui marque aussi une certaine volonté à sortir des ténèbres.

« Je ne suis pas vivant, dit-il, mais je le fus.
J'étais Lombard de père aussi bien que de mère ;
leur terre à tous les deux avait été Mantoue.


Les "Lombards" étaient, à l'origine, des scandinaves et leur noms signifie "longues barbes". Ils étaient les guerriers préférés des dieux. Ce qui semble montrer que nous avons à faire à un être de Sagesse, ayant hérité autant du Père que de la Mère. Et si l'on fait l'analogie du Père et de la Mère entre "ce qui est en bas comme ce qui est en haut," cela nous aidera à mieux comprendre la suite qui s'avère fructueuse.

"Sub Julio" ? Quelques recherches s'imposent ! ;-)

OseKa a dit…

"Sub Julio" = Jules César.

A sa mort, l'être peut rejoindre l'Amour intense, sous la forme d'une lumière avec laquelle le choix lui est offert de fusionner (encore une fois, respect du libre arbitre).

De cette fusion avec la lumière l'être peut alors effectuer un passage vibratoire qui le mène directement sans aucun risque d'erreur dans le monde qui lui correspond.

Mais tant que cette fusion est refusée, il demeure alors au niveau de la vibration terrestre et ne peut rejoindre les mondes de l'au-delà.

Dans son éveil à la connaissance Dante devra en compagnie de guides spirituels visiter les différentes sphères de l'invisible.

Chaque être peut interpréter d'une façon ou d'une autre la présence de cet être de Lumière, penser qu'il s'agit du Christ, d'un ange, d'un soleil... mais chacun entend sa voix télépathique...

Fraternellement