vendredi 13 novembre 2015

La Table d'Emeraude en image.



La Vérité n'est accessible que par la maitrise des trois sens : le Parlant, le Signifiant et le Cachant. Ce dernier est le propre du langage Hermétique qu'est l'analogie.

mardi 10 novembre 2015

Dialogues N° 4 : Le demi-dieu (MAJ du 16/11/2015)






Maître, qu'est-ce qu'un demi-dieu ?







Un demi-dieu c'est un être humain qui est encore fortement sous la domination sensorielle et émotionnelle de sa nature animale (Substance/Matière), et très peu sous l’influence salvatrice de sa nature spirituelle humaine dévique (Essence/Esprit). 

Si certaines Consciences savent qu’elles ont les potentialités de vaincre leur nature animale pour permettre à leur nature humaine de s’épanouir, très peu de ces Consciences savent qu’elles ont aussi, en contingence d’être, une nature dévique.




Maître, si une Conscience est encore sous l’influence de sa nature animale, comment peut-elle malgré tout espérer devenir un demi-dieu ?




Comprends d'abord le Principe de la triple nature que possède une Conscience incarnée dans une forme humaine. 

Elle est un animal avant de devenir un demi-humain, puis un humain accompli avant de devenir un demi-dieu. Une Conscience de nature animalière, qui est uniquement gouvernée par l'instinct de ses besoins organiques, peut espérer, après une lente évolution sensorielle, devenir un être humain dont la nature se caractérise davantage par la préoccupation de ses devoirs intellectuels que par celle de ses besoins organiques. Ce n'est que lorsqu'elle sera devenue une Conscience humaine accomplie, par le développement de son intelligence et de son sens des responsabilités individuelles et collectives, qu'elle pourra alors développer ses Facultés spirituelles supérieures qui lui permettront d'activer les caractéristiques de sa nature dévique, qui est à l'état latent dans sa nature humaine, et dont le niveau d'éveil sera proportionnel à l'élargissement de son champ de Conscience en rapport avec l'étendue de ses Connaissances. 

En attendant de parvenir à l'éveil complet de sa nature dévique, cette Conscience humaine en évolution fera partie des demi-deva. Là encore, nous retrouvons le Principe qui veut que la Conscience ne devienne que ce qu’elle décide librement de penser, et selon sa volonté à mettre en pratique ses pensées. 

Si un individu pense comme un valet, il deviendra un valet, mais s’il pense comme un Roi, il deviendra un souverain. S’il pense qu’il n’est pas autre chose qu’un animal qui doit uniquement être préoccupé par ses besoins organiques (manger, boire, éliminer, dormir, se reproduire et le reste de son temps libre batifoler en pratiquant des loisirs aussi insignifiants que crétins), il ne sera, dans son incarnation, que cet animal qui ne différera des autres que par les spécificités et les caractéristiques de son espèce. S’il décide de devenir un être humain, il fera l'effort de développer ses facultés intellectuelles et émotionnelles, ainsi que son sens des responsabilités individuelles et collectives, et celui de ses devoirs propres à chacune de ces deux catégories. 

Lorsqu'une Conscience parvient à devenir un être humain pleinement éveillé, si elle décide d'activer sa nature dévique, elle développera ses Facultés supérieures de discernement subtil, de perceptions intuitives spirituelles, ses Connaissances, ses vertus, sa sagesse et la pratique du service désintéressé au profit de l’utilité commune en se dévouant au Dharma.



 Maître, est-ce que je dois comprendre que le fait de pouvoir devenir un demi-dieu ne dépend de rien d’autre que de la volonté d’une Conscience ? 



Tu as parfaitement compris ce qui relève du libre arbitre, mais aussi des efforts que devra faire une Conscience humaine pour sortir (se libérer) de sa condition animalière, puis de celle qui caractérise la condition humaine propre à l’identification d’une forme éphémère et causale, pour parvenir à l’état de deva. Cela s’appelle depuis la nuit des temps : l’initiation. 

À ce niveau d'information que je te transmets, il convient de ne pas oublier que s'il est permis de comprendre, sans difficulté particulière, que toutes les Consciences incarnées dans une forme humaine ont la faculté de passer de leur nature animalière à leur nature humaine, avec pour seul privilège celui des efforts volontaires qu'elles seront capables de fournir, il n'y a pas davantage de privilèges qui seraient réservés à certaines Consciences et pas à d'autres dans le passage de la nature humaine à la nature dévique. Là encore, seuls les mérites et la continuité dans l'effort volontaire d'évolution - tout au long des incarnations successives -, seront les conditions d'une transition (transmutation) réussie. 

Il y a dans la question à laquelle je réponds, un contenu implicite qui laisserait penser que pour devenir un demi-dieu il soit nécessaire d'obtenir le consentement ou l'approbation d'intervenants extérieurs qui imposeraient inévitablement leurs conditions et leur volonté. En vérité, il n'en est rien. Si une Conscience parvient à remplir les conditions, qui sont de l'ordre des Principes universels (Dharma), alors elle n'obtiendra pas l'approbation, mais l'assistance Bienveillante et la participation des Consciences plus avancées qu'elle, et qui n'attendent que cette circonstance pour remplir leur mission de service désintéressé.




Maître, qu’est-ce qui différencie une Conscience qui s’initie, d’une autre qui n’en fait pas l’effort ?





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mardi 27 octobre 2015

Dialogues N° 3 : L'illusion du temporel.






Maître, l'illusion temporelle est finie, mais à quoi se rattache-t-elle ?








L'illusion temporelle d’apparence concrète, c'est la brume du matin qui dissimule au voyageur le riche paysage de la réalité subjective abstraite et intemporelle, en ne lui laissant entrevoir que des aspects parcellaires de celle-ci. 

L'illusion n'est pas plus la réalité que la brume est le paysage. C'est juste un état de Conscience, comme la brume est un état climatique qui nimbe le paysage de son voile éphémère.



Maître, l’illusion serait donc une sorte de rêve que ferait une Conscience peu ou pas suffisamment éveillée?





C’est exactement cela : une Conscience qui rêve qu’elle est éveillée, alors qu’elle est plongée dans les élucubrations et les chimères de son ignorance que produit son état d’inconscience, sous l'emprise des asura qui ne cherchent qu'à asservir à leur volonté les Consciences qui ne maîtrisent pas encore la leur. 

Il te faut noter que - selon les plus anciens enseignements de la Sagesse immémoriale - le pouvoir des asura ne repose que sur la Maya, ce qui en dit long pour ceux qui savent discerner le haut du bas, le subtil de l’épais, le «Bien» du «Mal». 

Ce rêve dont tu parles, concernant l’illusion, est surtout un épouvantable cauchemar animé par les zombis que sont les monstrueuses pensées fossiles, venant polluer une Conscience, et que manipulent habilement les asura, ces serviteurs zélés de l’implacable causalité karmique.



Maître, mais alors quand est-ce que la Conscience réalise qu’elle rêve, et que par cette prise de conscience elle peut espérer sortir de cette illusion ?



La Conscience peut sortir de l’illusion temporelle, justement parce que cet état d'illusion, comme la brume, est temporaire (mortelle). 

Je ne sais pas si tu vas saisir toutes les arborescences de ce qui pourrait t’apparaître comme une évidence un peu simpliste. Mais s’il est possible de sortir d’un état fini, qui possède un début et une fin, conviens que c’est pour se retrouver dans autre chose que ce qui est limité et périssable, et qu’il ne peut pas en être pareillement d’un état infini et éternel qui ne possède ni début ni fin. 

Donc, si le temporel est illusion c’est justement parce qu’il a la possibilité de se manifester dans le sein de la réalité abstraite subjective qu’est l’intemporalité de l’Éternel Présent. 

Pour en revenir à la sortie de cette illusion, elle prend fin lorsque la Conscience perçoit qu’elle n’est pas cette illusion, et encore moins ce que cherchent à lui imposer les asura sous forme de sensations, désirs, émotions et passions, mais que cette illusion est simplement un état transitoire d’ignorance qu’elle doit obligatoirement éprouver pour activer ses propres Facultés. État qui lui a donné l’impression temporaire d’être une chimérique réalité concrète. Un peu comme le spectateur d’un film qui expérimente l’état de Conscience du héros de l’histoire auquel il s’identifie, pendant la durée du spectacle, tout en sachant qu’à la sortie de la salle du cinéma il redeviendra ce qu’il pense être réellement. 

L'illusion est donc le moyen d'explorer les mirages des éphémères champs du possible de l'ignorance, jusqu'à ce que la Conscience parvienne à découvrir sa propre réalité grâce à sa Faculté de discernement. Une fois cette distinction devenue effective, il lui faudra alors activer ses autres Facultés supérieures pour parvenir à sortir volontairement de ce songe propre à l’inconscient collectif, mais ceci est une autre histoire. 




Maître, pourquoi l’intemporel ne serait-il pas aussi une illusion ?




Admettons ton hypothèse. Mais alors que choisirais-tu entre une illusion éphémère et rapidement périssable avec la forme de sa manifestation, et une autre dont la fin ne serait pas perceptible, aussi loin que le regard de l’imagination la plus prolifique puisse porter, et dont la Faculté d’adaptation lui permettrait de s’affranchir de toutes les formes périssables qu’elle serait capable d’emprunter ? 

Lorsque tu tentes d'éteindre toutes les illusions, il reste toujours cette immuable réalité subjective abstraite qui a permis qu'elles puissent exister. 

Le Principe de l’illusion est beaucoup plus complexe que ce qu’imagine ton intellect raisonneur. Il a un lien direct avec la Vérité. Plus on s’éloigne de la Vérité, plus on génère des illusions. 

Ce Principe a été remarquablement décrit dans la tradition orientale avec les quatre Yugas. Le premier, le Krita Yuga est celui du règne complet du Dharma. Les Consciences qui sont en manifestation dans ce Yuga n’ont ni besoin de religion, ni de plusieurs Véda, puisqu’elles sont en symbiose totale avec la Vérité qui se traduit par un état permanent d’omniscience. Le deuxième, le Tetra Yuga le Dharma, qui est symboliquement représenté sous la forme d’une vache, n’a plus que trois pieds ; le Véda n’est plus unique, mais devient multiple, la Vérité n’est plus Omnisciente, mais se manifeste sous différentes sciences (vérités relatives). La Foi n’est plus une évidence naturelle lumineuse, et qu’il serait stupide de contester, mais une diversité de croyances donnant obligatoirement naissance aux Religions et aux rituels qui en sont les moyens d’expression. Le troisième, le Dvapara Yuga, le Dharma n’a plus que deux pieds, les Véda se multiplient, les vérités relatives et les croyances aussi, ainsi que les illusions puisqu’en s’éloignant du Dharma, on s’éloigne de la Vérité absolue. Le quatrième, le Kali Yuga, celui dans lequel nous sommes, le Dharma n’a plus qu’un pied, autant dire que ce n’est plus la Vérité qui domine, avec ses vertus et son harmonie, mais l’illusion qui n’est que mensonges, vices, corruptions, violences, régressions, destructions, ce qui caractérise le règne de la déesse Kali. Déesse qui est crainte tout autant que vénérée, car elle est la destructrice du mal et permet aux Consciences qui n’ont pas sombré dans les turpitudes de l’âge noir, de ne pas avoir peur de cette destruction, car c’est aussi l’annonce de leur libération. 

Donc, pour en revenir à ta question, la Vérité absolue immuable qui caractérise l’âge dit : parfait, qu’est le Krita Yuga, le plus long des quatre Yugas, est celle qui demeure lorsque les trois autres ont cessé de se manifester en tant qu'illusions. Tu n’es pas obligé d’y croire, mais c’est dans l’obscurité que s’éprouve véritablement la Foi que l’on peut avoir en l’existence de la lumière de la Vérité, et c'est cette Foi qui t’engagera à partir à sa quête et te libérera de l’ignorance (obscurité), et de ses illusions.



Maître, est-il véritablement possible, à une Conscience incarnée dans le Kali Yuga, de sortir de l’illusion, qu’elle soit petite ou grandiose ? 



 Ce a quoi je te précise à nouveau : qu’il est toujours possible de sortir d’une illusion, car ce qui reste in fine est justement la Réalité subjective abstraite que constitue l’immuable Vérité Absolue du Divin Créateur. Sans cette Immuable Vérité, le fiât lux de la Genèse, il n'y aurait ni création ni illusion. 

L’illusion c’est l'ensemble de toutes les formes (vérités relatives) que peut prendre l’Énergie Vitale sous l'aspect d'un état de Conscience plus ou moins développé (plus ou moins proche de la Vérité), mais lorsque cette Conscience, qui est le saint Graal seul capable de contenir cette divine Énergie Vitale, parvient à faire en sorte que sa pensée cesse de se manifester dans une forme spécifique (non identification dans le temporel), elle redevient l'ombre-nôtre (à l’image du Divin Créateur), qu'indique le Sépher de Moïse, de cette indéfinissable réalité subjective abstraite qu’est l’Énergie Vitale, qui, selon la célèbre formule de Lavoisier, ni ne se crée ni ne se perd, mais sans cesse se transforme selon le désir d'identification à une forme, de la Conscience qui la contient. Forme qu’elle animera par ses propres pensées tant que durera cette identification. 

Une Conscience n’est pas autre chose que cette sublime Pensée du Divin Créateur qui en fait spécifiquement sa progéniture capable, selon son état de développement, de contenir une parcelle, plus ou moins grande, de cette Pierre philosophale qu’est l’Énergie Vitale (l'Anima Mundi). 

Ce qui me fait dire que si le Divin Créateur est moi, par le processus de filiation, je ne suis pas pour autant le Divin Créateur, mais qu’un des innombrables aspects (Fils) de Celui-ci. 

Le seul et unique moyen pour sortir des cauchemars grotesques qui peuplent l'Ère du Kali Yuga est l'accession à la Connaissance et le retour au dévouement (alignement) au Dharma (l'immuable Vérité Absolue). Ce qui se caractérise par la pratique désintéressée au profit de l'utilité commune au moyen de pensées justes en vertus propres à une nature dévique.



Maître, si l’on considère que l’immuable Vérité Absolue du Divin Créateur puisse, elle aussi, être une illusion, serait-il possible alors d’en sortir ? 



 Admettons la chose possible. Alors il te faudrait répondre à ces trois questions :  comment parvenir à le faire ? Pour aller où ? Et pour être quoi ? Car si la Vérité absolue n'est plus Immuable, comme elle est l'expression du Divin Créateur qui est le Seul à posséder cette fonction universelle, la Création disparaît puisqu’elle n’est plus infinie, ainsi que le temps et l'espace et toi aussi par la même occasion. 

Quelle que soit la nature d'une illusion, elle aura toujours besoin de l'appui d'une réalité subjective abstraite immuable sans laquelle elle ne pourrait se manifester. Une bulle de savon, aussi creuse soit-elle, ne pourrait se passer de l'eau, de l’air, du feu et de la terre, sous forme de savon, pour avoir une apparence. Lorsque la bulle de l'illusion éclate, il reste toujours un peu d'eau savonneuse qui est sa minuscule part de vérité, et cette part d’air qui retourne à son groupe. Donc, pour répondre directement à ta question, tu peux toujours créer l'illusion de sortir de l'Immuable Vérité Absolue, sans pour autant ne jamais y parvenir, car tu ne feras que la remplacer, temporairement et caricaturalement, par un artefact que tu appelleras hasard ou nécessité, mais qui ne sera que l'indispensable recours à cette réalité subjective abstraite dont rien ni personne ne peut jamais se passer. 

L'illusion peut fantasmer sur l'inconsistance de la Vérité Absolue, sans pour autant parvenir à s'en débarrasser complètement, alors que la réalité subjective abstraite n'a aucune nécessité de l'illusion pour demeurer éternellement l'Essence de toutes créations. 

Conclusion : il est aisé pour une illusion de prendre la Vérité Absolue pour une illusion, mais ce n'est qu'en dernier ressort qu'une illusion de sa propre illusion : une autre bulle dans la bulle. 

Considères l'illusion comme un jeu ayant ses propres règles. Cette illusion perdurera tant qu'il y aura des joueurs qui voudront y participer. La réalité n'est pas dans le jeu, mais dans la règle (un des champs du possible) que le joueur assimile et qui se laisse piéger par cette illusion lors de la mise en pratique de ce jeu.

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mercredi 18 mars 2015

Il ne suffit pas d'être roi pour être noble.

Petit récit de voyage du pèlerin en route vers sa quête.

Le Roi : M. l’ambassadeur de ce puissant royaume proche du mien, je vous écoute !

L’ambassadeur : Noble Seigneur, mon maître vous transmet ces présents que mes assistants déposent à vos pieds, en signe d’amitié.

Et les serviteurs de déposer, avec respect et délicatesse, cassettes contenant joyaux, bijoux, objets précieux et parfums d’essences rares.

Le Roi, avec un regard d’évidente convoitise et de satisfaction sur ces richesses, calme de sa main souveraine les murmures d’étonnements élogieux de sa cour, et reprend avec un air de sévérité et de soupçon:

Le Roi : fort bien, M. L’ambassadeur, je reçois cette marque d’attention, mais dites bien à votre maître que cela n’engage en rien la vassalité de mon modeste royaume vis-à-vis du sien, car j'ai la volonté de vouloir rester indépendant.

L’ambassadeur : je ne suis porteur d’aucune demande à ce sujet, cher Prince.

Le Roi : alors qu’elle est la raison de cette générosité somptueuse ?

L’ambassadeur : comme je viens de vous le dire majesté, c’est ce que mon maître appelle une graine d’amitié sincère et désintéressée que par mon intermédiaire il vous fait porter.

Le Roi de plus en plus méfiant et soupçonneux : Fort bien ! je prendrai donc ces présents pour ce que tu prétends qu’il sont, mais ne t’avise pas, durant ton séjour sur mes terres, de te faire remarquer d’une quelconque façon, ni par un étalage ostentatoire de richesses, ni par des tentatives d’influences auprès de mes gens, car je n’hésiterais pas un instant à te faire connaître les rigueurs de mes geôles.

L’ambassadeur : telle n’était pas mon intention, majesté. Que dois-je rapporter comme réponse à mon maître ?

Le Roi : rien de plus que ce que je viens de dire lors de notre entretien qui se termine ici.

L’ambassadeur avec les salutations protocolaires d’usages se retire avec solennité et discrétion.

Quelque temps après cet évènement diplomatique, le petit royaume de ce Roi se trouve devoir faire face à une menace d’invasion de puissantes hordes de barbares particulièrement agressives, et réputées pour leurs massacres et leurs pillages, et dont le nombre et la violence dépassent de beaucoup les capacités militaires du royaume pouvant permettre d’y faire face, avec la moindre chance de succès possible.

Le Roi se rappelant alors le gage d’amitié qu’il avait reçu du puissant royaume voisin, délègue son ambassadeur pour demander à ce grand Roi aide et assistance. L’ambassadeur se rend prestement à la cour de celui-ci et demande une audience urgente, ce que le maître du protocole fait en sorte de lui obtenir.

Le grand Roi : Que me vaut la visite de l’ambassadeur de ce petit royaume auquel j’ai, il y a déjà longtemps, adressé une graine d’amitié ?

L’ambassadeur : Sire et grand seigneur, je ne doute pas que vos puissants services de renseignements vous aient fait connaître la situation pénible et délicate dans laquelle se trouve le royaume de mon maître.

Le grand Roi : si mes services de renseignements sont justes, ils m’informent en effet que ton souverain est en situation de grand péril.

L’ambassadeur : c’est hélas! que trop vrai, noble seigneur, et il me délègue auprès de vous, pour solliciter aide et assistance au nom de l’amitié que vous avez bien voulu lui proposer de partager, en des temps moins tourmentés.

Le grand Roi : je n’ai pas souvenir que ton maître y ait répondu avec ferveur, ni fait quoi que ce soit pour rendre hommage à ma généreuse démarche ?

L’ambassadeur : il est vrai que mon Roi, par souci de préserver l’indépendance de son royaume, a jugé à l’époque, qu’il serait plus sage de ne pas s’engager dans un processus qui aurait pu mener à une certaine "vassalisation" de son État.

Le grand Roi : c’est là un choix de libre souveraineté que je considère comme infiniment respectable, même s’il ne repose que sur des préjugés. Mais pourquoi alors a-t-il conservé les présents qui accompagnaient ma généreuse proposition ?

L’ambassadeur de plus en plus gêné : je suppose, grand Roi, qu’il n’a pas voulu te faire l’affront de te les retourner.

Le grand Roi : voilà qui est commode, et tout bénéfice pour lui, mais affront il y a eu, ne serait-ce que dans le traitement discourtois qui a été réservé à mon ambassadeur, c’est-à-dire à ma propre personne.

L’ambassadeur : c’est je le conçois une maladresse dictée par une préoccupation excessive de prudence, mon Seigneur.

Le grand Roi : fort bien, oublions cet incident et n’en parlons plus. Je n’attendais rien d’autre qu’une manifestation d’amitié en retour.

L’ambassadeur quelque peu rassuré : Pour ce qui est de la requête de mon Roi, quelle décision de Votre Éminence, dois-je lui faire connaître ?

Le grand Roi : Dis lui qu’une graine de l’amitié offerte généreusement et de façon totalement désintéressée, se doit d’être cultivée dans le meilleur terreau de la reconnaissance, de la gratitude et de la bienveillance, pour croitre et prospérer, sinon elle s’atrophie et périclite jusqu’à disparaitre.

L’ambassadeur : je ne manquerais pas de rapporter textuellement cet aimable propos de votre Seigneurie, mais en ce qui concerne l’aide urgente que dois-je rapporter ?

Le Roi : Dis-lui encore que si l’amitié se cultive, elle ne s’exploite pas ! Et que si celui qui donne généreusement n’attend rien en retour, il ne dispense pas celui qui reçoit de faire preuve de courtoisie, politesse et de respect envers un généreux donateur. Sinon, qu’il ne s’étonne pas de ne plus rien recevoir. Ceci est vrai pour les gueux, pour les Rois comme pour les Dieux. Ton Roi ne peut donc pas aujourd’hui prétendre récolter ce qu’il n’a ni semé ni cultivé. Rapporte fidèlement ce propos, noble ambassadeur, et à l’inverse du traitement que ton Roi a réservé à mon diplomate, tant que tu es sur mes terres, tu bénéficieras de ma protection, de la plus grande considération et du respect de chacun des habitants de mon royaume. Va en paix !

L’ambassadeur : Merci noble Prince pour cette audience, pour ta sagesse, ta justice et ta noblesse dont, je l’espère, mon Maître saura tirer profit de ces précieux enseignements, s’il parvient à sauver son royaume.

mercredi 11 mars 2015

Une année de pensées du jour.




Comme le dit si justement ce proverbe de l'Inde :

  Ce qui n'est pas donné est perdu !

Je vous offre la possibilité de télécharger GRATUITEMENT, l'intégralité d'une année des pensées du jour, en cliquant sur le lien ci-dessous.



samedi 7 mars 2015

365ème Pensée du Jour.

Lorsque la Conscience sera parvenue à reconnaître l’objectif véritable de son incarnation, en vertu des nécessités de continuité multidimensionnelle et intemporelle, elle devra chercher à reconnaître les groupes de vies avec lesquelles elle était en rapport avant cette incarnation, et avec lesquelles elle doit impérativement poursuivre son travail de collaboration.

Croire que chaque incarnation a un objectif qui ne serait pas relié aux précédentes incarnations, en vue de l’édification d’une oeuvre collective, est aussi insignifiant que de croire que l’ensemble de la Divine Création est la conséquence du hasard et des coïncidences fortuites.

Lorsque le Penseur exerce son libre arbitre dans l’accomplissement de l’objectif ultime qu’il a su découvrir, et qui est propre à sa forme de manifestation, il réussira à accomplir intégralement son dessein s’il sait discerner aussi les capacités de son mental, à mesure que ses facultés supérieures apparaissent dans la réalisation de ses aspirations présentes. Car le développement de ces facultés a obligatoirement ses racines dans un long passé.

Son travail pourra alors s’effectuer dans le respect des règles de l’Art propre au Grand-Oeuvre, s’il sait rejoindre la fréquence vibratoire du groupe de vies (les compagnons des différentes corporations) avec lesquelles son ouvrage de pro-création doit se faire, car il ne peut travailler seul, c'est là une règle universelle inviolable.

Rien dans la Divine Création ne se construit sans qu’interviennent de nombreuses sources de collaborations.

fin de l'exercice d'un an de pensées du jour.