mardi 6 juin 2017

Dialogue N° 16 : Les difficultés du service désintéressé. N°4 ( MàJ du 19/06/2017)




 Maître, quelle est la principale erreur à ne pas commettre lorsque l’on s’engage dans le service désintéressé au profit de l’utilité commune ?



Cette erreur est celle que font invariablement les débutants, par vanité, et qui consiste à croire que le faible niveau de leurs nouvelles connaissances les rend aptes à passer directement à l’action en enseignant leurs semblables, sans aucun discernement ni distinction du niveau de leur éveil et de leurs aptitudes à recevoir et assimiler une «nourriture» trop riche, et trop brutalement abondante. 

Il ne suffit pas d'avoir reçu une Connaissance, encore faut-il l’assimiler correctement et avoir le discernement subtil pour l'utiliser au bon moment. Il convient qu’un serviteur désintéressé veille prudemment à ce que toutes les conditions soient réunies pour qu'elles ne viennent ni trop tôt ni trop tard, ni trop en abondance ni pas assez. 

Il ne s'agit pas de servir selon l'idée, plus ou moins égotique que chacun s'en fait, mais en discernant avec précision et un sens élevé de la responsabilité ce qui correspond véritablement à l'utilité commune, celle qui pourra profiter à tous sans distinction, et en veillant à ne pas, en même temps, nourrir les travers de notre ego, ni les vices de ceux que l'on ambitionne d'aider. 

Donc, l'une des principales erreurs est celle de l'ignorance. L'ignorance des différentes conditions de la juste pratique de ce service. L'ignorance des différents niveaux de répercussion que peut avoir cette pratique, tant en ce qui concerne l'officiant qu’en ce qui concerne le ou les bénéficiaires et qui condamne l'officiant à agir en aveugle. L'ignorance des lois karmiques, dont une qui dispose que l'on ne peut pas aider ceux n'ayant pas encore pris Conscience de la part de responsabilité qu'ils ont dans l'état de dépendance et d’asservissement dans lequel ils se trouvent, résultant inévitablement d'une succession de choix, de comportements et de décisions librement adoptés antérieurement. Non seulement il n'est pas possible de faire boire un âne qui n'a pas soif, mais il n'est pas plus possible de faire le bonheur de quelqu'un si ce dernier ne le désire pas. L'ignorance du respect du libre arbitre d'autrui est manifestement la cause d'une corruption rapide de la pratique du service désintéressé. 

Une autre erreur de même importance que celle qui précède est l'impatience de l'officiant. Cette impatience lui fera négliger l'incontournable temps nécessaire à une bonne assimilation des richesses qu'il entend partager, ainsi que la patience que doivent avoir le serviteur et l'enseignant. Ceci nous renvoie à ce que j'évoquais lors d'une de mes réponses précédentes, et concernant l'aspect multidimensionnel que comporte le véritable service désintéressé aligné sur les règles du Dharma, et le fait que plus ce service sera conforme à ces règles, plus il sera difficile d'en espérer percevoir le complet épanouissement sur la durée d'une seule incarnation. 

Il faut donc à l'officiant, en plus de solides Connaissances, une abnégation reposant sur le détachement, l'humilité, le dévouement et le sens le plus élevé du sacrifice dont l'expression la plus noble passe par l'oubli de soi. Sans cette abnégation, un officiant épuiserait rapidement sa bonne volonté en perdant de vue l'extraordinaire ascèse spirituelle qu'implique la pratique correcte de ce service. Et cette perte de vue est celle de son troisième oeil (Ajna) pas encore suffisamment développé. 

Dans le Mahâbhârata, comme dans le Ramâyâna, les brahmanes les plus puissants, ceux qui reçoivent leurs pouvoirs suprahumains des dieux, sont toujours ceux qui se sont préalablement longuement adonnés aux austérités, c'est-à-dire aux sacrifices (maîtrise de ses facultés sensorielles, intellectuelles et spirituelles) que requiert le service désintéressé en conformité avec le Dharma.


Maître, en considérant tout ce que tu m'expliques, concernant la pratique du service désintéressé, comment est-il possible à un aspirant, ou même à un initié de niveau moyen, d'y parvenir tant la tâche est complexe et les pièges innombrables.


Je vais t'en donner la clé, puisque tu commences à entrevoir subtilement l'étendue du problème. 

L'individu qui s'efforce, par un travail constant et sincère, à se former à la pratique du service désintéressé, au fur et à mesure qu'il réalise des progrès sur lui-même, par l'élargissement de son champ de Connaissances, reçoit progressivement l'aide de ses guides supérieurs, s'il a eu la prudence de la leur réclamer, avant de se mettre à l'ouvrage, par une courte invocation qui ne soit pas une formulation mécanique et vide de sens, comme c'est l'usage dans les rituels effectués de façon routinière par des officiants qui en profitent pour penser à autre chose. Cette règle de bonne pratique tu la retrouves dans les conditions que doit respecter un bon alchimiste par la formule latine Ora et Labora (prie et travaille) dont l'origine provient de l'ordre des Bénédictins au sein duquel nous retrouvons de nombreux moines qui figurent au Panthéon de ce noble Art. Cette aide se traduira par une mise en situation qui t'offrira différentes occasions te permettant de mettre en pratique (mise à l'épreuve), au début modestement, l'acquis de tes Connaissances. Ces situations seront d'abord en rapport avec le plan physique dense et les corps sensoriels et le contrôle de ses envies ; puis progressivement avec les corps intellectuels et la maîtrise des passions, désirs et émotions ; enfin, avec les corps spirituels et l'aide qu'il est possible d'apporter à autrui pour permettre aux Consciences en quête d'une assistance bienveillante de se libérer de leurs asservissements, ainsi que de pouvoir apporter un véritable remède à des Consciences en état d'affection pathologique. Le serviteur devient alors aussi thérapeute spirituel. 

Soit tu saisiras volontairement l'occasion que ton discernement subtil détectera, selon tes capacités à intervenir sur l'un de ces plans, pour passer de la théorie à la mise à l'épreuve, soit tu n'en feras rien et tu feras la démonstration de ton incapacité à pouvoir aller plus loin par manque de conviction, de rigueur et de volonté. Alors, rapidement l'aide de tes guides diminuera jusqu'à disparaître. Par contre, chaque fois que tu saisiras l'occasion de mettre à l'épreuve tes Connaissances, avec un discernement et une rigueur attentive, même si la réussite que tu espères n'est pas, à ses débuts, toujours au rendez-vous, il te faudra surtout en profiter pour tirer tous les enseignements de ton action, que ce soit dans la réussite, mais surtout dans l'échec ne serait-ce que pour être en mesure de réparer les nuisances éventuellement occasionnées. Lorsque tu auras perçu et assimilé ces riches enseignements occultes cachés dans la pratique, alors tu seras à nouveau soumis à des opportunités en rapport avec une difficulté sans cesse croissante, et tu pourras bénéficier de la possibilité d'une assistance à la hauteur de la tâche à accomplir. 

Nous en revenons à ce que j'avais précédemment évoqué, à savoir que l'expérience et la maîtrise reposent sur une pratique volontaire et constante dans le but de parvenir à ce que Confucius appelait : la rectitude du geste. Cette rectitude du geste ne se préoccupe pas prioritairement du but à atteindre lors de la pratique du service désintéressé au profit de l'utilité commune, même si ce but n'est pas occulté, mais concerne la rigoureuse discipline que la Conscience doit respecter pour aligner et stabiliser ses pensées justes en vertus dans leurs formes d'expression et dans l'action. Lorsque le déroulement de cette pratique devient conforme au Dharma, il constitue le rituel de l'ordre cérémoniel.










jeudi 11 mai 2017

Dialogue N° 16 : Les difficultés du service désintéressé. N°3 (MàJ du 28/05/2017)




Maitre, mais alors comment peut-on espérer pouvoir pratiquer ce service désintéressé sans risquer de commettre involontairement des calamités ?





Indépendamment de ce que je viens de t'expliquer dans ma précédente réponse,  il faut nécessairement faire preuve de cette vertu cardinale qu'est la Prudence. Il ne s'agit pas, comme nos dirigeants politiques ou d'habiles exploiteurs l'inculquent aux ignorants de la masse moutonnière, de se laisser gouverner par ses émotions, sentiments ni même sa raison, sans avoir la certitude que ce service désintéressé finira bien par parvenir aux bénéficiaires, plutôt qu'aux intermédiaires cupides et roublards. Il ne s'agit pas de rendre des services qui pourraient avoir pour conséquence d'entretenir l'ignorance, la paresse, la duplicité, la ruse, l'ingratitude, le mensonge, la perversité ou les autres vices du bénéficiaire. Il ne s'agit pas d'avantage de permettre à des astucieux, plaisantins ou sinistres individus à la moralité douteuse d'obtenir, par cupidité, ce qui ne correspond pas à leurs compétences et à leurs mérites. 

Ici, intervient une autre vertu cardinale qu'est la Justice, qui ne peut se pratiquer sans la Connaissance. Tu peux y ajouter le discernement, la pondération, le sens de la mesure, la conformité du service avec les règles qui découlent de la pratique des vertus, auxquelles, pour faire bonne mesure, il convient de tenir compte des conditions karmiques du bénéficiaire, des conditions environnementales, de ses traditions culturelles et sociales, ainsi que des éventuelles répercussions multidimensionnelles pour l'officiant. Tu peux fort bien nourrir un affamé avec un petit salé aux lentilles, mais tu produiras une impardonnable et préjudiciable monstruosité si le bénéficiaire est de confession juive ou musulmane. Pour le coup, non seulement tu ne rendras pas service, mais tu porteras un grave préjudice à ton propre Karma. N'oublie pas que, dans ce genre de pratique, l'ignorance n'est pas une circonstance atténuante, mais rigoureusement le contraire. 

Un vieux proverbe chinois dit fort justement : si tu donnes un poisson à un affamé, tu le nourriras un jour, mais si tu lui apprends à pécher, tu le nourriras tous les jours. Dans ce proverbe il y a le don physique, et le don intellectuel. Le deuxième démontre sa supériorité sur le premier, ainsi que sa considérable plus grande valeur. Si tu poursuis la logique de ce processus, tu pourras constater que si le don intellectuel est considérablement plus important en valeur que le don matériel, le don spirituel est lui d'une richesse sans commune mesure avec le don intellectuel, car il a en plus une ampleur intemporelle et multidimensionnelle. Ainsi, nous pourrions poursuivre dans la logique de cet adage, qu'après avoir appris à pécher à celui qui avait faim, le véritable serviteur désintéressé lui a aussi enseigné la vertu de transmettre bénévolement, à d'autres affamés, le moyen de s'affranchir de leur condition, et ce, sans chercher à en tirer plus de profit que celui qui lui a transmis gratuitement cette connaissance. L'acquisition de cette connaissance lui ayant permis de se libérer lui-même de cette situation récurrente de famine. 

Rappelons au passage que la vertu de la transmission désintéressée de cette connaissance est la seule façon qu'il aura de s'acquitter de la dette que le bénéficiaire a contractée en recevant gracieusement cet enseignement libérateur d'un discret serviteur désintéressé.


Maitre, je commence à entrevoir l'immense étendue du problème à résoudre, mais doit-on attendre d'être un disciple accompli pour espérer pouvoir pratiquer le service désintéressé au profit de l'utilité commune ?


La pratique du service désintéressé au profit d'autrui peut parfaitement s'effectuer sans pour autant être un disciple accompli, mais j'espère que tu as bien compris qu'il te faudra préalablement épurer ta Conscience des travers qui pourraient inévitablement transformer ta noble intention du départ en perversion calamiteuse à l'arrivée. 

Il te faudra bien réfléchir à ce qui va suivre, car le chemin de cette pratique est aussi étroit que le fil du rasoir : la quête spirituelle qui a pour but la recherche de pouvoirs, de considérations, de richesses, du bonheur, du paradis ou du Nirvana, n’est que l’expression d’un vice égoïste grossièrement travesti en apparente vertu. Croire que cela peut faire illusion auprès des Entités supérieures, c'est faire preuve d'étroitesse de vue et d'une profonde ignorance. 

C’est en cherchant à devenir chaque jour le plus performant et le plus compétent qu’il nous soit donné d’être, dans la pratique d'une pensée juste en vertus, et ce, dans l’unique dessein d’aider - avec discrétion et altruisme -, et de faire progresser son prochain sur la voie de son évolution et de sa propre libération, que s’accomplit le véritable service désintéressé au profit de l’utilité commune. La pratique constante, rigoureuse, attentive et exigeante de ce service est ce qui caractérise la sincérité de la Conscience dans son dévouement au Dharma. Ce n'est que cette pratique qui détermine le niveau d’initiation le plus élevé que puisse atteindre une Conscience incarnée dans la forme humaine. 

C'est aussi par ce niveau élevé que la Conscience devient un utile serviteur pouvant collaborer avec la Hiérarchie. Un axiome de François Rabelais synthétise admirablement ce que ne doit pas être le service désintéressé : Science sans Conscience n'est que ruine de l'âme. Si la science a tout à voir avec la Raison, la Conscience, elle, a tout à faire avec la Foi, notamment dans la Foi de la réalité de l'existence de cette âme qu'elle doit servir. Ce n'est que lorsque la Foi est associée à la Raison que la Science spirituelle peut s'exercer en tant que Sapience. Alors, pour en revenir à ta question, crois-tu sérieusement que le pratiquant débutant, quel que soit l'art qu'il choisit de pratiquer, deviendra un maître sans un long et laborieux travail d'apprentissage ? 

Cet officiant aura nécessairement à effectuer des exercices dont un grand nombre seront notoirement imparfaits tant qu'il n'aura pas éliminé la moindre maladresse et inattention. Donc, si tu veux un jour parvenir à une certaine maîtrise de la pratique du service désintéressé au profit de l'utilité commune, tu ne dois plus perdre le moindre instant pour exercer ce yoga qu'est la pratique exigeante de la pensée juste en vertus. Cette pratique commence par de petites choses dont les conséquences fâcheuses seront dérisoires en cas de mauvaise application. 

Prioritairement par la maîtrise d'un certain nombre de pensées justes en vertus, ensuite tu pourras poursuivre progressivement par l'expression de paroles justes et leur prudente mise en pratique concrète par des actions de mêmes natures. La plus importante erreur génératrice des pires calamités que font les débutants, est celle qui consiste à passer directement à la pratique de l'action avant que d'avoir constitué une solide base de pensées justes en vertus sur laquelle reposera tout l'édifice du service désintéressé, suivi de la maîtrise du verbe exprimant le plus parfaitement qu’il soit possible, ces pensées justes en vertus. 

Il est des Arts majeurs qui ne supportent ni l'à peu près, ni le dilettantisme, ni l'amateurisme ni la frivolité, et le service désintéressé fait partie des plus nobles de ces Arts puisqu'il mène au plus majestueux de tous celui de : l'Alchimie spirituelle.







mercredi 19 avril 2017

Dialogue N° 16 : Les difficultés du service désintéressé. N°2 (MAJ du 26/04/2017)




Maître, ne peut-on tirer une satisfaction discrète d'un service désintéressé que l'on pourrait parvenir à rendre à autrui ?



Si le service est véritablement désintéressé, pourquoi cherches-tu à en tirer quoi que ce soit ? D'autant que rien ne dit que le service que tu t'efforceras de rendre, selon ton niveau de compétence, produira véritablement les effets profitables que tu penses pouvoir espérer produire chez le bénéficiaire. De plus, rien ne permet de dire que tu puisses avoir les capacités et aptitudes multidimensionnelles pour véritablement en apprécier la portée, la pertinence et la juste réalité tant cela pourrait dépasser de loin tes dispositions et capacités actuelles. 

Le service désintéressé est d'abord une pratique qui relève d'une ascèse extrêmement rigoureuse, et concerne autant, sinon plus, le pratiquant que le bénéficiaire de ce service. Lorsque l'on prend Conscience de la difficulté de l'épreuve, la modestie commande de rester d'une grande humilité, ceci exclut toute préoccupation de "satisfaction", qui ne serait en fin de compte que de la nourriture pour ton ego. Le service désintéressé est un yoga (discipline) dont la pratique se suffit à elle même. Cette pratique ascétique a autant à voir avec l'officiant qu'avec le bénéficiaire. Mais si l'officiant doit avoir pour unique préoccupation le bénéficiaire, il ne doit pas pour autant oublier que la rectitude, la précision, le discernement, la pondération, la recherche du juste équilibre, la discrétion, l'abnégation et la générosité, dont il devra faire preuve dans sa pratique, seront les déterminants conditionnant la maîtrise de ses sens, émotions et vertus. Tant que cette pratique ne sera pas strictement conforme à l'ensemble de ces déterminants, l'officiant ne parviendra pas à franchir l'étape permettant l'élargissement de son champ de Conscience sur sa nature dévique. 

Si tu prends véritablement en compte ce que je viens d'expliquer, il te sera facile de comprendre la totale vacuité qu'il pourrait y avoir à se préoccuper de recevoir la moindre satisfaction venant du service rendu, alors que la plus grande richesse vient essentiellement de la possibilité et de la façon de le rendre conformément au Dharma. 

Si je peux te donner une opinion personnelle, tant que tu seras préoccupé d'obtenir une satisfaction en retour du service désintéressé que tu pourrais rendre, tu ne chercheras qu'à satisfaire ton ego, qui est toujours prêt à se travestir en serviteur d'apparence désintéressé, si cela doit lui rapporter gloriole, considération,  autosatisfaction, vaine importance et autres contentements susceptibles d'hypertrophier sa suffisance et sa vanité qu'il dissimule habilement sous l'apparence d'une fausse modestie.

Maître, je ne comprends pas ce que tu veux dire par là. Comment serais-je en mesure de rendre un service désintéressé à autrui, si je n'en connais pas les éventuelles conséquences bénéfiques ou maléfiques ?




Tu commences à saisir toute la complexité et la sophistication qu'il y a à exercer cette pratique. Un adage populaire dit : l'enfer est pavé de bonnes intentions. Ceci devrait te faire réfléchir sur l'égarement vaniteux qu'il pourrait y avoir à servir avec une réelle intention de désintéressement, et, in fine, de constater que soit ton service ne produit pas les effets escomptés, soit il produit des effets contraires à ceux escomptés, ce qui est le plus souvent le cas. 

Ceci suppose donc que l'intention ne suffit pas, il faut aussi et surtout les compétences avec pour préoccupation constante cette règle d'or en tête du serment d'Hypocrate : Primum non nocere (d'abord ne pas nuire). C'est la première condition à remplir, et elle est plus difficile à respecter qu'il n'y paraît de prime abord. Si tu donnes trop vite trop de nourriture à une personne affamée, même si ton intention est apparemment bonne, le résultat pourrait s'avérer aussi catastrophique que si tu le laisses mourir de faim. Si tu communiques des enseignements qui sont d'une sophistication supérieure à la capacité d'assimilation du bénéficiaire, tu consacreras ton temps et ton énergie vitale à arroser le désert. Donc, pour avoir l'ambition de servir, il faut avoir la pondération de le faire en fonction de ses compétences à le faire. Ces compétences reposent sur un certain niveau de Connaissances, une Faculté de discernement subtile pleinement opérationnelle pour être capable de s'adapter aux capacités et aux besoins du bénéficiaire, et de solides règles morales entièrement structurées par les vertus les plus intemporelles. L'ignorant qui voudrait se lancer dans le service désintéressé au profit de l'utilité commune serait aussi dangereux qu'un enfant en bas âge que l'on laisserait jouer avec des allumettes à côté de barils de poudre. 

En réalité la réponse est entièrement contenue dans la question que tu me poses. Abstiens-toi de pratiquer le service désintéressé au profit de l'utilité commune, tant que tu ne penses pas être en mesure de maîtriser toutes les conséquences bénéfiques et maléfiques de ce que tu entends mettre en pratique. Garde-toi surtout de cette vanité qui accable tant de débutants qui cherchent, pour se faire valoir, à faire de grandes choses avant d'avoir parfaitement maîtrisé les plus petites. Comme le dit l'adage : qui peut le plus peut le moins, mais l'inverse n'est ni juste ni vrai. 

Prenons l'exemple simpliste d'un mendiant venant te solliciter pour obtenir quelques générosités de ta part, dans le dessein de pouvoir subvenir à ses nécessités alimentaires. Tu peux, en accédant à sa requête te donner faussement bonne Conscience en ayant l'impression de t'être montré généreux, ce qui viendrait flatter ton ego, mais sans pour autant avoir remédié sérieusement aux problèmes que subit le bénéficiaire de ton "don". Tout au plus, tu lui auras permis de s'installer un peu plus durablement dans une situation de laquelle il ne pourra pas sortir d'un iota. Il est alors possible de dire que le service que tu crois avoir rendu n'est qu'un leurre tant pour toi que pour le quémandeur. Un autre exemple encore plus subtil. Lorsqu'une personne se retrouve dans une situation périlleuse, suite à une série de décisions et de choix qu'elle a préalablement et volontairement effectués, et qui viendrait à solliciter ton aide afin de lui éviter les conséquences de ses actes et de ses décisions, le faire avec efficacité, mais sans aucun discernement concernant la réalité de son repentir sincère, aura inévitablement pour conséquence de donner l'impression, à cette personne, qu'il est toujours possible de recommencer, car il y aura la solution de faire payer la facture de ses égarements par une autre personne ou à la collectivité. Dans une telle occurrence, le service rendu, bien qu'efficace et totalement désintéressé, est venu nourrir un terrible vice, celui de l'ingratitude. Ce vice pèsera lourdement sur le patrimoine karmique du bénéficiaire puisqu'il recommencera en pire ; il pèsera presque tout autant sur le patrimoine karmique de l'inconséquent serviteur qui en devient complice et coupable. 

Le meilleur moyen de ne pas se tromper, surtout pour un débutant dans la pratique du service désintéressé, est celui qui consiste, en toute circonstance et avec la plus grande rectitude, à mettre personnellement en application ses propres convictions, connaissances et valeurs morales, et ainsi à offrir l'exemple de cet exercice à ceux qui voudraient volontairement le suivre pour se sortir de leurs asservissements.












vendredi 7 avril 2017

Peter Ford, ex-ambassadeur UK en Syrie


Toute la vérité des magouilles US en Syrie, est racontée par un ambassadeur anglais.

mercredi 5 avril 2017

Dialogue N° 16 : 16 Les difficultés du service désintéressé. N°1 (MAJ du 10/04/2017)







Maître, quel résultat dois-je attendre de mon service désintéressé en faveur de l'utilité commune ?





Cette attente de résultat ne doit pas être une préoccupation purement égoïste et totalement contraire au service désintéressé. S'il doit y avoir un résultat du service rendu du côté du bénéficiaire, il ne t'appartient pas, il appartient au groupe et à la Hiérarchie. Toi, tu dois te contenter de servir avec discernement, discrétion, compétence et en rapport de ce qui peut enrichir ceux qui aspirent sincèrement à recevoir ce service, sans leur porter le moindre préjudice.  Et s'il n'est pas possible de faire boire un âne qui n'a pas soif, il faut en plus tenir compte que le trop est aussi nuisible que le pas assez. 

La Justice Karmique place chaque Conscience au bon endroit au bon moment pour qu'elle ait la possibilité d'accomplir son dessein qui est toujours en rapport avec ses capacités. Libre à elle de profiter ou non de cette heureuse circonstance pour saisir l'occasion de faire progresser sa propre évolution en accomplissant correctement la tâche qui lui incombe,  et selon son sens le plus élevé de ses responsabilités. C'est bien là le seul résultat que tu puisses raisonnablement attendre en toute modestie. 

Pour les niveaux d'initiation beaucoup plus élevés, le disciple ne pratique pas son service désintéressé dans la perspective d'un résultat spécifique tangible. Le fait de ne pas nuire dans son service est déjà un aboutissement. Mais cela ne l'empêche pas de considérer qu'intervenant en tant que membre serviteur d'une Hiérarchie, il sait que ce qu'il doit accomplir durant son incarnation, avec abnégation et persévérance, n'aura probablement de résultats que dans un futur allant bien au-delà de la durée de cette incarnation. Tu as l'exemple des grands Maîtres qui sont venus accomplir leur dessein et dont les résultats ne se sont véritablement manifestés que plusieurs siècles et même plusieurs millénaires après leur incarnation. Horus, Osiris, Mithra, Prométhée, Krishna, Bouddha, Lao-Tseu, Dyonisos, Ram, Socrate, Pythagore, Zoroastre, Odin, Thor, Lug, Appolon, Orphée, Quetzalcoalt, Jésus, Mahomet. Leurs légendes véhiculent ce principe de service désintéressé au profit de l'utilité commune dans le sens le plus collectif et le plus altruiste qui soit. Ils n'ont pas attendu, de leur vivant, les résultats des Enseignements qu'ils étaient venus apporter. Ils savaient pertinemment qu'ils accomplissaient leur dessein pour le bien présent, mais surtout futur d'une Humanité, et que cette mission n'avait pas pour finalité de leur procurer la satisfaction d'un résultat tangible, mais de permettre, grâce à leur adoubement par la Hiérarchie, d'effectuer leur tâche bienveillante, secourable et protectrice au profit de l'Humanité. 

Alors, tu peux chercher une satisfaction rapide et concrète aux services que tu cherches à rendre, mais ce serait là, réduire considérablement le désintéressement qui en fait la noblesse, la richesse et le rayonnement, et de surcroît, cela te ferait perdre l'essentiel des potentialités d'évolution de cette pratique, en n'ayant plus l'amplitude multidimensionnelle agissant sur plusieurs plans, dans les trois Mondes de l'Éternel Présent de l'immortalité, ce qui implique de ne pas se limiter, dans l'intention et l'identification, qu'à la sphère temporelle et aux seules préoccupations d'une forme transitoire et mortelle.







lundi 13 mars 2017

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 8 (MAJ du 23/03/2017)





Maître, pourquoi aucune des grandes Religions, passées ou présentes, n'a pu échapper à la corruption de son dogme spirituel ?





Ta préoccupation repose sur une vision trop étroite des choses. Tu omets de prendre en considération les grands cycles gouvernant les Yugas et au sein de chacun desquels s'effectuent les nombreuses réincarnations des Consciences humaines et des civilisations qui s'y développent. 

Durant l'âge d'or du Krita Yuga, celui où règne le Dharma, ce dernier repose sur quatre pieds (les quatre Védas), et l'idée même de Religion serait d'une parfaite incongruité et insignifiance, tant l'évidence est communément partagée qu'il n'y a pas d'autre voie d'évolution que celle impliquant un parfait dévouement libre et volontaire au Dharma. Ce qui suppose sa pleine Connaissance. La volonté de Bien, la Connaissance intemporelle, la paix, l'harmonie, la tolérance, l'altruisme, l'humilité, et le sens le plus élevé des responsabilités incombant à chacun, selon sa place et son état d'évolution, sont les seuls déterminants fondateurs d'une raison d'être uniquement consacrée au service désintéressé au profit de l'universelle utilité commune. Ce niveau très élevé de Conscience est celui procurant sa continuité multidimensionnelle tant sur chacun des plans que dans chacun des trois Mondes. C’est aussi par la pleine pratique du Dharma qu’une Conscience exprime sa véritable nature dévique avec toutes ses Facultés supérieures lui permettant d’avoir accès à tous les plans de chacun des trois Mondes. Pour une Conscience vivant dans l'ère du Krita Yuga, l'immortalité est une évidence incontournable, comme l'illusion de la mort peut en être une pour les Consciences vivant dans l'ère du Kali Yuga. Les réalisations dans la sphère temporelle ne sont que la stricte déclinaison des Lois Providentielles qui, étant par essence intemporelles, sont l'expression limitée des Principes divins sous une forme causale. Pendant le Krita Yuga il n'y a donc pas nécessité d'avoir recours à l'habillage réducteur et déformant que constitue une Religion. Habillage spécifique (géographique ; raciale, ethnique, culturel, tribal) dont la conséquence sera inévitablement la prolifération de l'hétérogénéité avec les raisons multiples de confrontations pour cause d’accumulation d’impuretés émotionnelles et intellectuelles. La Foi la plus éclairée, dans le Krita Yuga, est aussi évidente que l'intelligence astucieuse et rusée peut l'être dans le Kali Yuga, se manifestant sous forme de bon sens commun limité à une illusoire normalité ambiante de circonstance, et de science physique matérialiste pour ses élites. Mais, en la circonstance, la Foi éclairée du Krita Yuga est la Science  universelle combinant la science physique (celle de l'utilisation intelligente et concrète des effets de l'Énergie Vitale dans le cadre des vertus) et la Métaphysique ( celle de la transmutation phénoménale et de la sublimation de l'Énergie Vitale par le pouvoir retrouvé de la Volonté spirituelle).

 En passant de l'âge d'or (Krita Yuga) à l'âge d'argent (Tétra Yuga), la perception du Dharma se corrompt un peu puisqu'il ne repose plus que sur trois pieds. Les confusions, égarements, complications et enchevêtrements apparaissent. Les valeurs intemporelles du Dharma ne sont plus universellement ni perçues ni partagées ni régulièrement pratiquées. Progressivement l'esprit destructeur issu de l'altération des pensées justes en vertus instaure le règne de l'illusoire mortalité et sa subjugation magnétique. Les dualités apparaissent, comme celles qui sont à l'origine de l'apparition des entités que sont Adam et Ève, ou encore celles qui sont à l'origine du schisme d'Irshou durant le règne de Ram lors de l'ère du Bélier. 

En passant de l'âge d'argent à l'âge de bronze (Dvapara Yuga), le processus de dégradation s'accentue, le Dharma n'a plus que deux pieds, les divisions s'accélèrent et les équivoques, malentendus, oppositions, méprises et imprécisions se multiplient. Les incompréhensions prolifèrent, ainsi que les civilisations, les écoles de pensées politiques, philosophiques et religieuses, donnant ainsi l'occasion d'entretenir des états antagonistes et conflictuelles. Les Consciences incarnées dans cet âge de bronze, pour celles qui aspirent à s'affranchir des épais brouillards de l'ignorance qu'engendre cette régression collective, seront soumises aux épreuves initiatiques qu'elles devront surmonter en espérant retrouver les pouvoirs de sa nature originelle. 

En passant à l'âge noir, celui du fer (le Kali Yuga), la dégradation se généralise, car le Dharma n'a plus qu'un seul pied. La Conscience a perdu tout contact avec les plans et les Mondes supérieurs, et avec sa nature dévique par atrophie de sa Faculté intuitive spirituelle, et le remplacement de sa Foi par une Raison terriblement bornée, dominatrice et asservissante. Le vice, la corruption, la violence, l'ignorance, la brutalité, la bestialité, la complexité agressive des rapports humains basée sur la loi du plus fort et l'asservissement des individus ; le maelström des émotions, passions et ambitions, ainsi que l'inversion de toutes les valeurs morales pour les changer en valeurs communes profondément injustes, intolérantes, sophistes et immorales se généralisent. 

Je crois qu'il était nécessaire de te brosser sommairement ce petit tableau afin que tu comprennes pourquoi aucune Religion des trois Yugas inférieurs ne peut échapper aux terribles conditions involutives et destructrices de l'ère du Kali Yuga. Tout ce qui se manifeste durant ce cycle est obligatoirement confronté à la puissante corrosion de cette perversité généralisée. C'est d'ailleurs ce que raconte le Mahâbhârata dans sa terrifiante épopée avec pour aboutissement le conflit qui opposera les familles régnantes dans des combats destructeurs entre les partisans de l'adharma et ceux du Dharma sur le Kurukshetra (champ de bataille). Et comme la déesse Kali est à l'oeuvre, la victoire du Dharma ne se fera que par la destruction de tous les adeptes des illusions de l'adharma. Ce n'est qu'après cette purification céleste ( les nombreux déluges que l'on retrouve dans toutes les grandes traditions spirituelles) que viendra la restauration de l'âge d'or (le Krita Yuga). 

Est-ce que tu comprends pourquoi aucune science, aucune philosophie, aucune civilisation ni aucune culture n'échappent au terrible combat qu'ils doivent se livrer sur le Kurukshetra durant le Kali Yuga ? 

Enfin, pour synthétiser ce que je viens de t'expliquer dans ce dialogue, saches qu'une Religion qui ne repose que sur la Foi aveugle, le mensonge volontaire de son clergé et l'ignorance de ses fidèles n'est finalement que la plus épouvantable des superstitions, car, comme le disait si justement Fabre d'Olivet, la superstition c'est ce qui consiste à donner de la valeur à ce qui n'en a pas, et tout ce qui repose sur l'ignorance, qu'elle soit individuelle ou collective, n'a rigoureusement aucune valeur. 

J'espère que tu comprendras mieux maintenant la justesse de cette devise des Maharajas de Bénarès qui stipule : qu'il n'y a pas de Religion qui soit supérieure à la Vérité. Dès lors où une Religion accepte de se corrompre en matière de Vérité, elle  n'a aucune chance d'échapper à sa propre destruction.

















jeudi 9 mars 2017

L’illusoire apocalypse de la sortie de l’euro...

Les élucubrations prophétiques face à l'impitoyable réalité

Une clique de prétendus experts économiques - ceux-là mêmes qui depuis des décennies nous racontent des bobards démontrant par la même leur incompétence et leur tartuferie - nous promettent les pires calamités, à côté desquelles les dix plaies d’Égypte ne seraient que des petits bobos, si la France sortait de l’euro.


Mais face à cette prophétie, plus en rapport de la voyance de Mme Irma que du sérieux économique, que se passe-t-il lorsqu’un pays s’efforce, contre toutes raisons et règles économiques, de vouloir rester dans l’euro ?

La réponse est édifiante, et elle a l’avantage de ne pas être une hypothèse, mais une accablante réalité objectivement constatable.

- Depuis 2011, plus d’un quart des richesses du pays (PIB) disparait.
- Baisse moyenne des salaires de 24%.
- Baisse moyenne des salaires des fonctionnaires de 30%.
- Les retraites divisées par deux et par trois.
- Chômage de 25% et de 50% pour les jeunes.
- Les services médicaux ne fonctionnent plus, pénuries de médicaments.
- Le cours élevé de l’euro empêche ce pays d’exporter, et rend les importations, notamment chinoises, plus rentables que la production locale.
- La dette du pays continue d’augmenter à des niveaux insupportables.
- Les retraits d’argent aux distributeurs de billets sont de plus en plus limités.
- Une augmentation massive des tous les impôts.
- Une augmentation massive du coût de la vie.
- Une mortalité infantile en augmentation de 43%.
- Des services publics sinistrés.
- 40% des habitants de la capitale de ce pays passe l’hiver sans chauffage
- Plus de 1000 écoles primaires et secondaires fermées. des enfants qui s’évanouissent à l’école à cause de la faim
- Des aides de l’Europe qui sont presque intégralement reversées aux banques, surtout allemandes, pour leur éviter de faire faillite, et qui viennent aggraver l’état d’endettement du pays en question.

Cette liste est loin d’être exhaustive pour exprimer toutes les calamités et les misères qui constituent le triste bilan du maintien dans l’euro de  la Grèce.

Et là, ce n’est pas une prophétie, mais une condamnable réalité.

mercredi 1 mars 2017

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 7 (MAJ du 07/03/2017)






Maître, c'est quoi exactement la Haute Magie ?








Patience, nous n'en sommes pas encore à ces niveaux, si par chance et endurance dans ta quête de Connaissances tu y parviens jamais. Pour le moment, efforce-toi de discerner la Foi éclairée par la Raison, de l'énergie fossile qu'est la Foi aveugle qui emprisonne les Consciences peu éveillées dans un dogme philosophique ou religieux sectaire et asservissant, au sein duquel se complait l'intellect raisonneur. Lorsque tu auras véritablement saisi ce qui distingue l'une de l'autre, alors tu pourras utiliser librement la première : la bonne Foi, sans te laisser conditionner et corrompre par la deuxième : la mauvaise Foi. 

S'il y a bien un domaine où la Haute Magie est systématiquement confrontée à la sorcellerie, c'est bien dans celui des Religions qui se sont laissées phagocyter par des asuras lorsque les générations des dignitaires de leurs clergés en ont profané la pureté et la vérité du dogme et l'ontologie originelle, pour en tirer cupidement un profit de domination, d'admiration et de quoi satisfaire leurs plus bas désirs, envies, passions et vanités. Lorsque l'ignorance vient profaner les rituels d'un culte religieux en le vidant de son contenu spirituel pour le remplacer par des gesticulations émotionnelles, la conséquence inévitable est celle qui se traduit par la contamination de la corruption de ses valeurs les plus nobles, les plus altruistes et lumineuses. L'ignorance est l'épouvantable poison de la corruption. Tout commence par la tentation, la cupidité, l'ambition personnelle, la vanité, l'orgueil, la convoitise et surtout la certitude de détenir La Vérité. Autant la Foi éclairée par la Raison est en mesure d'accéder au sceptre du pouvoir réservé à la forme la plus glorieuse à laquelle peut prétendre une Conscience totalement dévouée au Dharma - seule condition pour pratiquer la Haute Magie, - autant une Conscience qui se laisse corrompre par l'illusion de l'erreur, du vice, de la faiblesse des sens, le manque de discernement subtil, la paresse, les émotions et passions délétères, déchoit rapidement de ce niveau propre à la forme glorieuse seule digne de la pratique de la Haute Magie, pour ne plus avoir accès qu'à la plus néfaste des sorcelleries ou au mysticisme délirant. 

Si tu dois comparer les pouvoirs de la Haute Magie avec ceux bien réels et puissants de la sorcellerie, sache que les premiers sont libérateurs et évolutifs, alors que les seconds sont asservissants, autodestructeurs et involutifs. La Haute Magie est aux Lois de la Divine Providence ce que la sorcellerie est aux lois de causalité. Si, comme le disait si justement Eliphas Lévis, le diable se donne au Mage, le sorcier, lui, se donne au diable. Tu pourras d'ores et déjà constater que s'il y a une intelligence du bien et une intelligence du mal, il y a aussi une Foi propre à la volonté de Bien, et une Foi spécifique à la volonté de Mal. Ceci pour dire qu'il ne suffit pas d'être capable d'activer ses Facultés supérieures, encore faut-il que la Conscience soit en capacité de discerner la tonalité vibratoire évolutive du Bien, avec laquelle elle entend volontairement s'harmoniser, d'avec les basses intensités vibratoires involutives du Mal, que la Genèse du Sépher de Moïse appelle : l'attracteur cupide. Celui-ci étant la cause de la chute d'Adam dans le cycle des réincarnations. 

Toutes les grandes traditions religieuses ou de philosophies spirituelles reposent sur ces précieux Enseignements de la Sagesse immémoriale. Quant à la Haute Magie, ce que je peux t'en dire pour le moment, sans profaner sa pratique que tout officiant a dans l'obligation de protéger, sache qu'elle repose sur le Pouvoir de la Volonté donnant la primauté à la Faculté intuitive spirituelle, dans le cadre de ce redoutable rituel qu'est la pratique constante d'une pensée juste en vertus. Tu remarqueras que cette Haute Magie ne peut pas être accessible aux "athées" puisqu'ils font reposer leurs facultés cognitives uniquement sur la Raison, refusant délibérément d'activer leur Foi et leur Faculté intuitive spirituelle. Quelle que soit l'intelligence de cet athée, il ne parviendra jamais à franchir les étroites limites de sa condition humaine, puisque pour lui ces limites sont indépassables pour des "raisons" purement dogmatiques, faisant de la causalité son credo et du hasard sa divinité tutélaire qui empêche sa Raison de sombrer dans le chaos et la folie lorsqu'elle est confrontée à ce qui est la règle commune de la Création, je veux parler du processus phénoménal.



vendredi 17 février 2017

Le mensonge est devenu le langage de nos prétendus "élites"



L'A.F.P., Agence France Propagande, sous la haute autorité élyséenne, se fait une joie de colporter des ragots, calomnies et  fausses nouvelles dans le dessein d’essayer de juguler le vent de panique qui se répand, tant en France qu’en Europe, parmi les élites d’une technostructure apatride, dans la perspective d’une élection de plus en plus possible de Marine Le Pen à la Présidence de la République.

Les merdias sont trop heureux d’apporter un large et complaisant concours à cette tentative de démolition médiatique, oubliant un peu vite que non seulement ils ont été incapables de ne pas faire élire Donald Trump, mais que ces abrutis sont involontairement en train de renforcer cette conviction populaire : qu’il est temps de foutre toute cette clique de corrompus là où est leur véritable place, dans les poubelles de l’histoire.

Avis à ces médiocres grouillots de la pensée mondialiste ambiante, les sans dents vont prochainement vous botter le cul !

mercredi 15 février 2017

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 6 (MAJ du 18/02/2017)





Maître, je m'interroge sur ce que peut bien être une Foi sans religion?




Commence déjà par remettre tes pensées dans le bon ordre. Ce ne sont pas les Religions qui créent la Foi, mais c'est cette Faculté supérieure qu'est la Foi qui crée les Religions (Foi aveugle), tant qu'elle n'est pas pleinement activée et opérationnelle par une Conscience spirituelle totalement éveillée. 

La Foi est une des Facultés les plus élevées du corps spirituel, et c'est celle qui fonctionne avec les énergies les plus puissantes (l'Énergie vitale de l'Amour) et les plus subtiles (le Prana) de la Création. C'est pour cela qu'une Foi éclairée par la Raison possède les pouvoirs les plus puissants de la création, ceux de la Haute Magie. 

La Raison ne fonctionne que dans les limites étroites des lois de causalité, au sein de la sphère temporelle, reposant sur une accumulation de savoirs hétérogènes et périssables. Tout ce qui n'est pas à l'intérieur des limites de l'intellectuellement raisonnable est rapidement catalogué comme loufoque, invraisemblable, délirant, burlesque, chimérique et saugrenu. Mais le problème de la Raison, qui ne fonctionne que sur les paradigmes étriqués de la causalité, c'est qu'elle parvient toujours par devenir stérile - en s'enroulant sur elle-même comme le fait l'énergie qu'elle utilise : la Kundalini -, à cause de ses certitudes sclérosantes la faisant devenir psycho rigide, pour finir par sombrer dans l'absurde des incohérences de son imperfection, le serpent qui se mord la queue. Pour franchir les limites du périmètre causal de la Raison, ce qui revient à vouloir partir à l'exploration de l'immensité de cette terra incognita qu'est l'ignorance d'une Conscience incarnée, il faut nécessairement se débarrasser d'une grande partie de ces certitudes et de presque tous les préjugés aliénants, en ouvrant à la Conscience les portes sur tous les champs du possible. Cette ouverture, qui implique d'accéder à l'énergie pranique, élargit considérablement son horizon, d'abord intellectuel, puis spirituel. 

La Foi est une Faculté ne s'encombrant pas des boulets de certitudes concrètes, mais qui n'en néglige pas pour autant le doute. Or, ce doute, c'est ce que ne supporte pas la Raison qui ne se nourrit que de réalités tangibles certaines. Mais lorsque l'on fait le bilan de ce que la Foi apporte à la Raison, force est de constater que c'est grâce à elle que la Raison fait les plus grands sauts dans son évolution. Les plus grandes découvertes scientifiques sont d'abord le fruit d'une inspiration intuitive lumineuse, qui, dans un premier temps, parait si peu raisonnable que l'intellect raisonneur l'accueille comme improbable, tout en étant subjugué par ce séduisant délire ouvrant sur des perspectives surprenantes. Ce que la Foi est parvenue à percevoir de façon phénoménale, en quelques centièmes de secondes d'inspiration (genre Fiat lux), la Raison mettra des années à le formaliser, le comprendre, l'assimiler afin de lui permettre au final d'élargir le périmètre de ses limites et d'aérer son espace par trop confiné de cogitations circulaires laborieuses. Tu pourras constater par cet exemple que la Foi venant au secours de la Raison n'a aucun fondement religieux. C'est le fameux Eurêka d'Archimède. Ceci permet de mettre en évidence ce qu'est véritablement la Foi, c'est-à-dire une Faculté propre à la Conscience spirituelle humaine grâce à laquelle cette dernière va pouvoir s'affranchir des conditionnements propres à l'identification dans une forme physique dense, conditionnée par une normalité ambiante propre à cette forme. 

Comme j'ai eu l'occasion de te l'expliquer dans une de mes précédentes réponses, dans ces dialogues, la Foi ne se limite pas à la seule croyance religieuse, mais s'utilise dans le plus insignifiant quotidien exigeant de pouvoir agir au présent en considérant un possible futur comme certain et fiable. Cette Faculté supérieure qu'est la Foi s'utilise donc beaucoup plus en dehors de l'aspect purement religieux, et ceci répond amplement à ta question. Exemples : le fait de dire à demain, relève plus de la Foi que de la Raison, tout comme de prendre un crédit sur 25 ou 30 ans pour acheter une maison, ou encore de cotiser pendant plusieurs dizaines d'années à une caisse de retraite. Ces exemples reposent tous sur le fait que nous serons là demain, ce qui n'est absolument pas assuré ; que nous pourrons payer le crédit de notre maison, pendant 25 ou 30 ans, ce sur quoi les banques ne parient pas en obligeant le contractant à souscrire une assurance chômage et décès ; ni que la masse des cotisations que nous versons dans un système de retraite servira effectivement à financer la nôtre. Tout ceci repose moins sur la Raison d'hypothèses statistiques que sur la Foi. 

J'attire malgré tout ton attention sur ce processus régressif de la Foi dans le cadre d'une Religion. Lorsque cette Foi n'est pas constamment éclairée par la Raison et la redoutable mise à l'épreuve qu'implique une exigeante quête de vérité, elle produit une dégénérescence se manifestant par la Foi aveugle. Celle-ci n'étant plus sous le contrôle de Consciences pleinement éveillées par leurs Connaissances, elle finit par échapper aux ignorants qui s'en réclament et qui continuent de lui apporter en oblation leurs énergies, leurs offrandes, leurs superstitions, leurs peurs, leurs émotions et leurs sacrifices de toute nature (souvent humains et barbares), pour être contrôlé et utilisé par des asuras prédateurs venant parasiter cette énergie errante dont ils se repaissent pour pouvoir se manifester sous la forme d'un eggrégore. Tant que cet eggrégore sera copieusement alimenté par l'énergie fossile des fidèles incultes et asservis, les asuras l'utiliseront pour maintenir la forme d'une entité chimérique collective capable de venir défier les devas, y compris par la violence et la pire des barbaries.

jeudi 12 janvier 2017

Y en a marre de vos promesses bidons !


Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la République française, et aux partis qui les soutiennent.

Comme il est  maintenant d’usage courant que ceux qui prétendent nous gouverner soient au mieux des incompétents, et au pire des ignorants en matière de respect de notre Constitution, je crois utile de leur rappeler que la violation d’une seule des dispositions que contient ce texte, constituant le pacte républicain, relève de la forfaiture et condamne l’ignorant à sombrer dans l’arbitraire, ce que le peuple doit hélas! subir depuis trop longtemps.



Dans le préambule de notre Constitution, il y a l’engagement du respect de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dont le préambule de cette Déclaration rappelle clairement que : «l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements». Ce simple constat est d’une actualité brulante en matière de corruption de nos gouvernements.


Je rappelle que cette Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, figurant en tête de notre Constitution, a nécessairement force de loi, et elle est même supérieure aux autres articles que contient cette Constitution, car ses dix-sept articles sont déclarés comme étant des droits Naturels, Inaliénables et Sacrés, et qu’en son article 2, il est en plus précisé que ces droits naturels sont INALIÉNABLES et IMPRESCRIPTIBLES, pour ceux qui ne veulent pas comprendre ce que cela signifie - et ils sont légions dans le monde politique, mais aussi dans le monde judiciaire, dont le pitoyable Conseil Constitutionnel en est l’illustration caricaturale -,  INALIÉNABLE ET IMPRESCRIPTIBLE signifient que rien ni personne ne peut en changer une virgule et qu’il n’est pas possible de les prescrire. Toute autre interprétation ne serait que vaine tentative de porter atteinte à cette inaliénabilité et à cette imprescriptibilité, et donc tomberait sous le coup de l’arbitraire.

Ceci étant précisé, il convient de rappeler aux partis politiques, qui depuis si longtemps croient pouvoir s’affranchir de respecter la Constitution, que l’Article 2, de la DDHC dispose que : 

«
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression».

Il découle de cet article 2, que les partis politiques ont l’OBLIGATION d’avoir pour PREMIER objectif, la défense et la conservation des droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles que contient cette Déclaration. Ce qu’ils ne font plus depuis trop longtemps, ayant pour première préoccupation les intérêts politiques partisans d’une caste d’apparatchiks reconstituant une nouvelle aristocratie et ses lamentables privilèges.

Les partis politiques qui ont exercé les pouvoirs sont donc tous coupables d’avoir violé la Constitution, et d’avoir commis le sacrilège de porter atteinte aux droits naturels, sacrés, inaliénables et imprescriptibles de chaque citoyen de ce pays, avec les conséquences de corruptions. Ils portent en plus l’écrasante responsabilité des malheurs du peuple, qui sont hélas! nombreux.

Enfin, pour tous les candidats à la prochaine élection présidentielle, je rappelle les termes de l’article 3, de la DDHC de 1789, qui dispose la chose suivante :

«Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément».

Ceci veut dire, d’une façon claire, précise, naturelle, inaliénable, sacrée et imprescriptible, que la plus haute autorité de la Nation réside dans le peuple, et lorsque ce dernier a exprimé EXPRESSÉMENT sa volonté, rien ni personne ne peut se prévaloir d’une autorité supérieure, sauf à violer délibérément et les droits Naturels, Sacrés, Inaliénables et Imprescriptibles de la DDHC de 1789, et par la même occasion notre Constitution qui ne reconnaît et ne peut pas reconnaitre d’autorité supérieure à celle exprimée par le peuple souverain, car cela porterait atteinte et constituerait un sacrilège aux principes d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité. Il découle de cet article 3 que d’une part, le traité de Lisbonne n’a aucune valeur légale sur le territoire français, et d’autre part, qu’il n’est pas nécessaire de renégocier les directives que nous imposent l'Europe des eurocrates, car ces dernières n’ont et ne peuvent avoir aucune autorité ni valeur légale sur le sol de notre République, car elles n’émanent pas EXPRESSÉMENT de la souveraineté populaire, puisque c'est justement le contraire : une série d'actes arbitraires.

Alors, chers postulants au poste de la présidence républicaine, sachez que les directives de Bruxelles ne sont pas applicables à la France, puisque contraire à sa Constitution, et ne sont donc que des actes arbitraires, et des impostures que par lâcheté et corruption de nos élites nous devons subir. Comme en dispose l’article 7, de la DDHC de 1789 : «Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis». Il découle de ce qui précède, que vous devez cesser de nous promettre de renégocier ce qui n’est ni applicable ni négociable sur le territoire français, pas plus que vous devez nous promettre d’aller réclamer le retour d’une souveraineté que nous n’avons jamais perdue, puisque par les principes d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité, nous ne pouvons jamais en être dépossédés. Arrêtez de nous prendre pour des ignorants et des incultes.

La seule promesse crédible que vous pouvez encore faire c’est de faire respecter notre Constitution et nos droits Naturels, Sacrés, Inaliénables et Imprescriptibles, ceci ne souffre d’aucune interprétation ni d’aucune exception. Notre souveraineté n'a jamais été négociable et ne pourra jamais l'être, sauf à supprimer la DDHC de 1789.

Dites-le, et surtout faites en sortes de faire enfin respecter les Droits de l'Homme, ce sera un victoire pour l'Europe ! Vous en avez le pouvoir légal sans avoir à demander la permission à des fonctionnaires apatrides non élus, ignorants, corrompus et irresponsables.

Dans le cas contraire, ne soyez pas surpris du mépris du peuple pour une engeance politique indigne du moindre respect et de la moindre considération citoyenne pour cause d'injustice.

Il n'y a pas de liberté sans justice.

Portez-vous bien, gardez l’esprit clair et que votre probité soit réellement à la hauteur du poste que vous ambitionnez d’occuper, cela nous changera pour une fois.

C. Le Moal


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