jeudi 12 janvier 2017

Y en a marre de vos promesses bidons !


Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la République française, et aux partis qui les soutiennent.

Comme il est  maintenant d’usage courant que ceux qui prétendent nous gouverner soient au mieux des incompétents, et au pire des ignorants en matière de respect de notre Constitution, je crois utile de leur rappeler que la violation d’une seule des dispositions que contient ce texte, constituant le pacte républicain, relève de la forfaiture et condamne l’ignorant à sombrer dans l’arbitraire, ce que le peuple doit hélas! subir depuis trop longtemps.



Dans le préambule de notre Constitution, il y a l’engagement du respect de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dont le préambule de cette Déclaration rappelle clairement que : «l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements». Ce simple constat est d’une actualité brulante en matière de corruption de nos gouvernements.


Je rappelle que cette Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, figurant en tête de notre Constitution, a nécessairement force de loi, et elle est même supérieure aux autres articles que contient cette Constitution, car ses dix-sept articles sont déclarés comme étant des droits Naturels, Inaliénables et Sacrés, et qu’en son article 2, il est en plus précisé que ces droits naturels sont INALIÉNABLES et IMPRESCRIPTIBLES, pour ceux qui ne veulent pas comprendre ce que cela signifie - et ils sont légions dans le monde politique, mais aussi dans le monde judiciaire, dont le pitoyable Conseil Constitutionnel en est l’illustration caricaturale -,  INALIÉNABLE ET IMPRESCRIPTIBLE signifient que rien ni personne ne peut en changer une virgule et qu’il n’est pas possible de les prescrire. Toute autre interprétation ne serait que vaine tentative de porter atteinte à cette inaliénabilité et à cette imprescriptibilité, et donc tomberait sous le coup de l’arbitraire.

Ceci étant précisé, il convient de rappeler aux partis politiques, qui depuis si longtemps croient pouvoir s’affranchir de respecter la Constitution, que l’Article 2, de la DDHC dispose que : 

«
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression».

Il découle de cet article 2, que les partis politiques ont l’OBLIGATION d’avoir pour PREMIER objectif, la défense et la conservation des droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles que contient cette Déclaration. Ce qu’ils ne font plus depuis trop longtemps, ayant pour première préoccupation les intérêts politiques partisans d’une caste d’apparatchiks reconstituant une nouvelle aristocratie et ses lamentables privilèges.

Les partis politiques qui ont exercé les pouvoirs sont donc tous coupables d’avoir violé la Constitution, et d’avoir commis le sacrilège de porter atteinte aux droits naturels, sacrés, inaliénables et imprescriptibles de chaque citoyen de ce pays, avec les conséquences de corruptions. Ils portent en plus l’écrasante responsabilité des malheurs du peuple, qui sont hélas! nombreux.

Enfin, pour tous les candidats à la prochaine élection présidentielle, je rappelle les termes de l’article 3, de la DDHC de 1789, qui dispose la chose suivante :

«Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément».

Ceci veut dire, d’une façon claire, précise, naturelle, inaliénable, sacrée et imprescriptible, que la plus haute autorité de la Nation réside dans le peuple, et lorsque ce dernier a exprimé EXPRESSÉMENT sa volonté, rien ni personne ne peut se prévaloir d’une autorité supérieure, sauf à violer délibérément et les droits Naturels, Sacrés, Inaliénables et Imprescriptibles de la DDHC de 1789, et par la même occasion notre Constitution qui ne reconnaît et ne peut pas reconnaitre d’autorité supérieure à celle exprimée par le peuple souverain, car cela porterait atteinte et constituerait un sacrilège aux principes d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité. Il découle de cet article 3 que d’une part, le traité de Lisbonne n’a aucune valeur légale sur le territoire français, et d’autre part, qu’il n’est pas nécessaire de renégocier les directives que nous imposent l'Europe des eurocrates, car ces dernières n’ont et ne peuvent avoir aucune autorité ni valeur légale sur le sol de notre République, car elles n’émanent pas EXPRESSÉMENT de la souveraineté populaire, puisque c'est justement le contraire : une série d'actes arbitraires.

Alors, chers postulants au poste de la présidence républicaine, sachez que les directives de Bruxelles ne sont pas applicables à la France, puisque contraire à sa Constitution, et ne sont donc que des actes arbitraires, et des impostures que par lâcheté et corruption de nos élites nous devons subir. Comme en dispose l’article 7, de la DDHC de 1789 : «Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis». Il découle de ce qui précède, que vous devez cesser de nous promettre de renégocier ce qui n’est ni applicable ni négociable sur le territoire français, pas plus que vous devez nous promettre d’aller réclamer le retour d’une souveraineté que nous n’avons jamais perdue, puisque par les principes d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité, nous ne pouvons jamais en être dépossédés. Arrêtez de nous prendre pour des ignorants et des incultes.

La seule promesse crédible que vous pouvez encore faire c’est de faire respecter notre Constitution et nos droits Naturels, Sacrés, Inaliénables et Imprescriptibles, ceci ne souffre d’aucune interprétation ni d’aucune exception. Notre souveraineté n'a jamais été négociable et ne pourra jamais l'être, sauf à supprimer la DDHC de 1789.

Dites-le, et surtout faites en sortes de faire enfin respecter les Droits de l'Homme, ce sera un victoire pour l'Europe ! Vous en avez le pouvoir légal sans avoir à demander la permission à des fonctionnaires apatrides non élus, ignorants, corrompus et irresponsables.

Dans le cas contraire, ne soyez pas surpris du mépris du peuple pour une engeance politique indigne du moindre respect et de la moindre considération citoyenne pour cause d'injustice.

Il n'y a pas de liberté sans justice.

Portez-vous bien, gardez l’esprit clair et que votre probité soit réellement à la hauteur du poste que vous ambitionnez d’occuper, cela nous changera pour une fois.

C. Le Moal


Faites circuler ce texte avec ses références URL.

mercredi 11 janvier 2017

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 5 (MAJ du 17/01/2017)





Maître, puisqu'il n'y a pas de Religion qui soit parfaite, ne faut-il pas systématiquement les rejeter ?



Ce serait là faire preuve d'un manque subtil de discernement, et d'un manichéisme primitif et régressif de même nature que celui qui accable nombre de Religions. Ce n'est pas parce qu'une Religion comporte des aspects négatifs - bien souvent apportés non par leurs Pairs fondateurs, mais par ceux qui leur ont succédé en s'arrogeant des pouvoirs, qu'ils n'avaient pas, d'interpréter partialement les enseignements d'origine, et surtout en faisant preuve d'une ignorance qui ne leur permettait plus de décrypter toute la subtilité hermétique que contiennent les enseignements originaux, issus de la Sagesse immémoriale,  et qui ont fini par en profaner la pureté, le sens Cachant, la simplicité et ce qui en faisait l'universalité -, que cette Religion ne comporte pas de précieux aspects positifs. 

Rien n'est jamais totalement bon ou totalement mauvais dans l'actuelle humanité. Le sage doit savoir séparer, dans chaque enseignement philosophique, religieux ou spirituel, le bon grain de l'ivraie, le subtil de l'épais, le volatil du fixe, l'inspiration originelle des grossières interpolations de scribes stupides ou malveillants. C'est là le travail de tout bon alchimiste : savoir retrouver les rares et précieux purs composants qui sont enfouis dans la masse des scories des matériaux vils ; leur redonner leur éclat originel par un long travail de patiente épuration. Enfin, réunir tous ces éléments positifs correctement épurés pour en retrouver la rayonnante beauté lors d'une synthèse, par la fusion d'une cuisson (assimilation) prudente et mesurée pour en extraire la fameuse Pierre philosophale : l'or des sages. 

Pour y parvenir, l'officiant devra obligatoirement surmonter - malgré les difficultés, entraves et autres chausses-trappes -, tous les obstacles extérieurs et intérieurs, ce qu'il parviendra à faire à la condition qu'il active une Foi spirituelle de charbonnier en parfaite osmose avec la Raison, une endurance sans faille et un considérable élargissement de son champ de Connaissances. 

Si tu dois considérer les Religions d'une façon prudente et pertinente, ce sera en les comparant à un cursus scolaire et universitaire. Le titulaire d'un doctorat ne regardera pas l'enseignement primaire avec mépris et suffisance, mais comme un passage nécessaire pour parvenir à l'enseignement le plus élevé, même si ce dernier n'a plus grand-chose à voir avec celui du primaire. Cet universitaire sait aussi qu'il ne serait jamais parvenu aux niveaux d'éducation et de savoir qui sont les siens sans être passé par l'apprentissage scolaire élémentaire. Beaucoup de personnes n'ayant pas encore atteint le niveau d'évolution et d'éveil de leur Conscience leur permettant d'éprouver leur liberté - car la véritable liberté commence toujours par un acte de rébellion, vis-à-vis d'un conditionnement culturel structurant la normalité ambiante de son environnement, ce qui demande courage et volonté -, ont besoin d'être guidées le temps qu'elles puissent développer leurs propres Facultés supérieures grâce auxquelles elles finiront par mettre à l'épreuve la doctrine religieuse à laquelle elle s'identifie, pour en révéler les failles, erreurs et mensonges. 

Comme je te l'indiquais dans ma précédente réponse, lorsque l'Empire romain s'est effondré, que le chaos s'est progressivement installé au sein de cette immense organisation économique, politique, militaire, sociale, religieuse et juridique ; le tout aggravé par la multiplication des conflits internes, les fléaux des grandes épidémies, les invasions externes et les calamités climatiques, l'Occident est parvenu à sortir de ce maelström en utilisant la «Religion» catholique - différente du christianisme originel par sa volonté de conquérir à son profit le pouvoir gouvernant les populations de l'Empire -. Le catholicisme n'est donc que l'habillage d'une religion par une doctrine politique utilisée comme un agent fédérateur entre des peuples, des cultures et des traditions fort disparates. C'est par ce dénominateur politique et cultuel commun que l'Occident est parvenu à reconstituer un semblant de cohésion sociale en imposant ses règles de conduite et de morale (nouvelle normalité ambiante) du plus humble des serfs au plus puissant seigneur féodal, ainsi qu'aux  souverains des nouveaux royaumes qui se sont constitués au sein de cet Empire en décomposition. Le tout en reconstituant un puissant système de financement permettant d'entretenir un pouvoir centralisateur totalement entre les mains ecclésiastiques. 

N'oublions pas que l'Empire Romain était lui-même un système politique théocratique, et que c'est sur ce principe théocratique que l'Occident a construit sa Renaissance. Et comme ce principe théocratique avait dans son ADN les mêmes tares que celles se trouvant dans le précédent, dont il était la progéniture spirituelle directe, il nous a donné les mêmes effets qui se sont caractérisés par une volonté impérialiste, les conquêtes militaires et une volonté de domination donnant une large place à la loi du plus fort au détriment de la loi du plus intelligent, du plus juste, du plus humain et du plus sage. 

Après la chute de l'Empire romain d'Orient (Constantinople), pendant cette période de chaos et de vacance de l'ancien pouvoir fédérateur, dans une autre partie de l'Empire c'est encore une autre Religion qui a occupé le vide laissé par l'ordre impérial en déconfiture, je veux parler de l'Islam, ce rejeton partageant une part de la filiation avec l'Empire en voie de décadence, et dont on peut constater qu'elle aussi est caractérisée par les mêmes ressemblances génétiques calamiteuses. Pourtant, que ce soit dans la tradition judéo-chrétienne ou l'Islamique, lorsque l'on parvient à séparer les monstruosités imbéciles, intolérantes et sanguinaires, que des scribes et politiciens aussi déjantés qu'irresponsables y ont fourrées, on y retrouve les Principes universels de tolérance, d'amour, de paix, de fraternité, de piété, de vertus et de volonté de bien qui sont les principaux déterminants de toute élévation spirituelle et de libération des Consciences. Il faut juste, comme l'indique l'axiome de la Table d'Émeraude, séparer la terre du feu, le subtil de l'épais. Ou, comme le préconise la Genèse du Sépher de Moïse, savoir discerner le Bien du Mal, en consommant ce fruit mystérieux de l'arbre de la Connaissance. 

Enfin, petite précision sans laquelle tout ceci manquerait terriblement d'amplitude, toutes les Religions auxquelles je viens de faire référence ne sont pas des créations originales, mais des rejetons très abâtardis de ce qui était à l'origine le corpus des Enseignements de la Sagesse immémoriale. Avant d'être appauvrie par une longue dégénérescence, cette ancienne Religion universelle a donné à l'humanité des richesses spirituelles dont le rayonnement a été à l'origine des plus grandioses civilisations, avec lesquelles aucune de ses descendances n'a jamais pu rivaliser en splendeur, universalité et élévation. Ces Enseignements de la Sagesse Immémoriale nous sont en partie parvenus en Occident par le paganisme, dont les persécutions catholiques ont condamné leurs transmetteurs à dissimuler ces Enseignements libérateurs sous le voile de l'occultisme et de l'Hermétisme. En Orient les vecteurs de ces Enseignements sont les Védas, les Puranas et les épopées épiques du Mahâbhârata et du Râmâyana, dont les récits poétiques en langage analogique, doivent être décryptés selon les sens Parlant, Cachant et Signifiant, car ils sont eux aussi hermétiques.

mardi 10 janvier 2017

Vision d'un chef d'Etat compétent



Tout responsable politique qui ne respecte pas cette éthique morale, n'est pas digne de la confiance du peuple.

mercredi 28 décembre 2016

Pour que 2017 soit une bonne année


Meilleurs voeux aux damnés de la terre.

Je souhaite, à l’occasion de cette nouvelle année, que la structure fasciste de l’Europe finisse par s’écrouler sur la tête des eurocrates, coupables des malheurs qu’ils ont infligés aux peuples de ce continent.

Je souhaite que les véritables coupables et responsables des malheurs infligés au peuple syrien soient condamnés à payer intégralement les destructions, souffrances et calamités qu’ils ont imposées par une politique aussi criminelle que profondément inhumaine.

Je souhaite que tous les dirigeants qui se sont rendus coupables de la guerre contre la Serbie, contre la Libye, contre l’Irak,  contre l’Afghanistan, contre l’Ukraine, contre le Yémen, contre les Palestiniens, soient jugés et sévèrement condamnés.

Je souhaite que la corruption ne soit plus tolérée comme moyen d’accéder aux plus hautes fonctions des gouvernements.

Je souhaite, qu’en vertu du principe constitutionnel du droit commun, qui veut que la justice soit la même pour tous, que Christine Lagarde soit de nouveau jugée, reconnue coupable et condamnée pour complicité d’association de malfaiteurs, dans cette lamentable affaire d’abus de biens publics de plus de 400 millions d’euros.

Je souhaite que la justice retrouve son indépendance, afin qu’elle puisse s’exercer, car il n’y a jamais de liberté sans justice.

Je souhaite que cette nouvelle année soit la pire qui soit pour tous les corrompus et criminels ayant du sang sur les mains et sur la conscience.

Je souhaite qu’au moins un de mes présents souhaits soit exhaussé.

mercredi 14 décembre 2016

L'insoutenable crapulerie politique



La vermine qui ose prétendre nous gouverner.

mardi 13 décembre 2016

Un souhait pour l'Humanité.


C'est vraiment trop dégueulasse

Je souhaite que les gouvernements de l’Occident judéo-chrétien auxquels, par les dispositions karmiques d'une naissance, j’appartiens cessent de m’accabler de honte, de déshonneur, d’abjection, d’humiliation à cause de leurs comportements ignobles, mensongés, crapuleux, injustes, sournois, inhumains, immoraux et franchement dégueulasses.

Dégueulasse, l’ONU qui ferme les yeux sur les monstruosités des terroristes financés et armés par les Américains et les membres de l’OTAN.

Dégueulasse ces pétromonarchies incapables de soutenir le peuple palestinien sous dictature des colonisateurs sionistes, alors qu’elles dépensent des milliers de milliards de dollars pour des faux djihadistes, en association avec ces colonisateurs.

Dégueulasse le massacre des populations yéménites par de richissimes émirs gavés de luxe et d’opulence qui se prétendent islamistes, oubliant qu’un des préceptes de l’Islam est la charité au moins envers leurs frères de même confession.

Dégueulasse les dirigeants sionistes qui croyant qu’en mettant à feu et à sang le Moyen-Orient, ils concouraient à renforcer leur colonisation illégale et leur sécurité, ce qui sera exactement le contraire.

Dégueulasse de voir les vaincus d’une saloperie de guerre, par terroristes interposés, tenter d’accuser les vainqueurs des pires atrocités dont ils sont les premiers coupables et uniques responsables.

Dégueulasse les dirigeants de ce Pays de France qui ont profané la sublime Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, pour s’en servir comme alibi blasphématoire, afin de soutenir les pires abjections en son nom, pour quelques juteux contrats d'armements.

Dégueulasse tous ces pseudo journalistes de «gôche», qui, en toute connaissance de cause, nous masquent  les vérités accablantes par une propagande aussi imbécile que délirante.

Franchement j’ai honte que l’on puisse m’assimiler de près ou de loin, à ces fripouilles qui ne méritent que la corde pour les pendre, ce qui, je l’espère vivement, finira peut être par arriver.

lundi 5 décembre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 4






Maître, mais alors à quoi peuvent bien servir ces Religions, si aucune ne peut prétendre rivaliser avec la Vérité ?



Ces différentes Religions, qui ne sont d'ailleurs jamais immuables ni impérissables, comme une longue connaissance de l'Histoire de l'humanité permet de le constater, sont des structures d'organisations collectives offrant au plus grand nombre de profanes et d'ignorants la possibilité d'activer progressivement certaines de leurs Facultés supérieures, afin de permettre, pour les plus décidés, d'éveiller leur Conscience, et pour les autres à recevoir un ensemble sommaire de règles sociétales et "morales" normatives ayant pour dessein d'améliorer les rapports entre individus, par la pratique d'usages civilisés qui composent les critères de la normalité ambiante d'une société, d'une Nation et d'une Civilisation. 

Force est de constater que sans cette structuration religieuse, la nature sauvage, égoïste et barbare d'une complexion animalière humaine originelle, sans Conscience ni vertus, ferait rapidement sombrer une population dans un état hétérogène chaotique uniquement basé sur la violence de la loi du plus fort, celle qui reste lorsqu'il n'y a plus aucune autre loi civilisatrice. 

Ici donc, la Religion est un moyen primaire de gouvernance qui sert à structurer l'ordre social soit par la peur qu'inspirent les sanctions et châtiments qu'elle promet aux déviants de la normalité ambiante ; soit par la piété, l'altruisme et la compassion que font rayonner certains de ses plus sincères dévots, venant servir d'exemple à ceux qui cherchent un modèle de conduite, ou auxquels on indiquera cet exemple comme étant le dénominateur commun que doivent avoir ceux qui veulent se rendre socialement acceptables. Mais, et c'est là que repose l'une de ses principales failles, une Religion qui récompense et punit, ne peut s'empêcher de diviser et d'exclure, et donc de reposer sur la peur, la domination et inéluctablement sur l'asservissement collectif. C'est ainsi qu'au nom d'un soi-disant "dieu d'amour universel", nombre de ces Religions se rendent coupables de chasse à ceux qu'elles désignent comme des infidèles, des impies, des hérétiques, des païens et qu'au travers de croisades, de guerres saintes et de conversions forcenées elles en viennent aux pires massacres, génocides, carnages, hécatombes, holocaustes et autres crimes contre l'humanité. 

La Vérité que quête inlassablement la philosophie Hermétique a ceci de supérieur à toutes les Religions c'est que d'une part, personne n'est jamais obligé de s'y convertir puisque chacun en fait partie de plein droit sans aucune obligation de soumission. Et que d'autre part, son dogme est l'un des plus simples et des plus universels, car il se résume de la façon suivante : nous sommes tous les légitimes enfants égaux en droit d'Amour du Divin Créateur. En dessous de ce postulat, commence la ségrégation, le sectarisme, la division et l'intolérance. 

Lorsque l'universalité n'est plus respectée par une Religion, celle-ci sombre rapidement dans la démagogie, le manichéisme primaire et diviseur et s'embrouille dans la gestion de paradoxes ingérables qui la déconnecte des réalités les plus conformes aux lois de la Nature la plus universelle. Il est maintenant clairement établi que le spirituel se corrompt inévitablement lorsqu'il entend s'occuper politiquement du temporel. Parler arbitrairement au nom d'un "dieu" en laissant croire qu'il favoriserait une partie de sa création, au détriment d'une autre, est l'une des plus impressionnantes imbécilités que la nature humaine puisse produire en utilisant sa Foi de façon aveugle et son intelligence en mode involution. C'est pourtant sur cette imposture que les élites religieuses "christiques" de l'ancien Empire Romain sont parvenues à en phagocyter le pouvoir politique en instaurant, après les nombreux cataclysmes qui ont suivi la longue décadence de cet Empire, une religion commune qui se voulait dès le départ unique et intolérante : le Catholicisme. Or, le Catholicisme n'est pas une religion, mais une idéologie politique dogmatique et arbitraire. La Religion qui lui sert d'alibi est le Christianisme, mais l'idéologie politique du Catholicisme n'a jamais respecté, dès ses origines, aucun des enseignements du Christianisme. Tout en prêchant ses préceptes, elle a toujours fait systématiquement le contraire ( aimez-vous les uns les autres, tu aimeras ton prochain comme toi-même). 

En acceptant comme crédible ce postulat chimérique d'une doctrine venant d'une autorité cléricale auto-proclamée, une Religion se trouve confrontée au paradoxe qui consiste à considérer que le "dieu" au nom duquel elle prétend agir, n'est pas parfait puisqu'il admet qu'une partie de ses créatures n'est pas digne de sa considération, et que par voie de conséquence Il commet, en tant que Créateur, des erreurs (flagrant constat qui ruine la crédibilité en son infaillibilité et même de sa nature divine), et qu'Il ne mérite pas d'être considéré comme ce "dieu" universel, Parfait, Juste et Irréprochable puisqu'Il en arriverait à manifester la pire de toutes les intolérances, celle qui consiste à détruire ceux qui ne pensent pas comme Lui, ce qui par ailleurs démontrerait qu'Il ne nous veut pas libre, mais entièrement soumis à sa volonté caractérielle. Il y aurait comme qui dirait un côté démoniaque dans ce petit "dieu" jaloux, colérique et capricieux des Religions sectaires, que cela ne serait pas fait pour me surprendre. Là encore, le plus sûr moyen de ne pas s'égarer reste celui qui consiste à juger l'arbre à ses fruits, l'être humain à son parcours et les Religions à leur histoire selon les richesses spirituelles qu'elles produisent, ou les calamités sanguinaires qu'elles laissent dans leurs sillages. 

Une Religion n'a de véritable utilité spirituelle commune que si elle se soumet elle-même à l'autorité supérieure la plus universelle qu'est la quête permanente de la Vérité.

lundi 14 novembre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 3




Maître, voudrais-tu dire qu'il est possible d'avoir la Foi, sans même être obligé de passer par l'intermédiaire d'une Religion ?



Selon l'évolution de ton état de Conscience et la somme des Connaissances accumulées, je te confirme que non seulement il est possible de se passer de l'habillage particulier d'une Religion, mais c'est même le propre d'un niveau élevé d'initiation.

La Foi qui s'exprime au travers d'un esprit libre éclairé par les Lumières de la divine Providence se retrouve dans la Philosophie spirituelle Hermétique. Celle-là même dont le Maître Tibétain Koot Houmi disait :

"La Philosophie Hermétique convient à toutes les croyances et à toutes les philosophies et ne va à l’encontre d’aucune. C’est l’océan infini de la Vérité, le point central vers lequel coulent et où se rencontrent toutes les rivières et tous les fleuves - qu’ils aient leur source à l’Est, à l’Ouest, au Nord ou au Sud. De même que le cours du fleuve dépend de la nature de son bassin, ainsi le canal pour la communication de la Connaissance doit se conformer aux circonstances environnantes. L’Hiérophante égyptien, le Mage chaldéen, l’Arhat et le Rishi étaient tenus aux temps anciens au même voyage de découverte et arrivaient à la fin au même but quoique par des pistes différentes."

Une Conscience pouvant se permettre d'avoir une Foi éclairée par ses Connaissances, est forcément celle qui a su tirer ce qu'il y avait de meilleur dans chacune des Religions, sans jamais se laisser enfermer et conditionner par les aspects réducteurs de ses rituels asservissants, et contaminer par les impuretés accumulées par les aspirations d'un clergé plus préoccupé par des richesses, du pouvoir et des vanités honorifiques, ou par l'idolâtrie d'adeptes ignorants prompts à rendre sectaire ce qui ne l'est pas, et à transformer l'universalité d'un Principe lumineux en une effroyable suite d'intolérances ténébreuses et régressives.

Si la Vérité est toujours supérieure aux Religions, c'est qu'aucune de ces Religions n'a été et n'est en mesure d'être aussi universellement cohérente, homogène, lumineuse et immuable que cette Vérité. Le piège que renferme le principe d'un habillage religieux, d'un aspect limité de cette Vérité, est celui qui consiste à transformer la Foi éclairée par la Raison en une Foi aveugle et en superstition. Superstition dont le philosophe mystique Fabre d'Olivet donnait une définition synthétique parfaitement inspirée, à savoir : que la superstition consiste à donner de la valeur à ce qui n'en a pas. L'immense majorité des rituels qui structurent les grandes Religions ne sont plus composés que de superstitions, dont le culte du "miracle" en est la figure emblématique la plus délirante. Cette Foi aveugle se nourrit, en plus de la superstition, de récompenses et de punitions, ce qui caractérise le propre de l'asservissement. 

Pour en revenir à cette Faculté supérieure qu'est la Foi, sache que tu l'utilises sans même t'en rendre compte, dans le moindre de tes aspects les plus ordinaires de ta vie quotidienne. Lorsque tu prépares tes vacances prochaines, tu fais reposer ta décision sur la Foi que tu as d'être encore en incarnation lorsque cette période future arrivera. Lorsque tu donnes des rendez-vous, à des dates plus ou moins éloignées, tu utilises la Foi comme si tu utilisais ta Raison, pourtant rien ne permet à la Raison de te donner la moindre certitude de la réalisation de ces conjectures très aléatoires, car en plus de l'incertitude de ta présence, rien ne te garantit que la ou les personnes que tu envisages de rencontrer, à ces dates ultérieures, seront effectivement présentes. Lorsque tu dis, avant de te coucher, à demain à tes proches, ta conviction ne repose pas sur la Raison, mais uniquement sur la Foi. Il en est de même lorsque tu cotises pendant des dizaines d'années dans l'espoir de prendre ta retraite avec une rente promise. Ceci pour te faire comprendre que la Foi est bien une Faculté propre à la nature du cerveau d'une Conscience humaine, et qu'elle ne se limite pas, contrairement à ce que voudrait le faire croire la normalité ambiante, qu'à des aspects religieux, mais s'utilise autant que la Raison dans des domaines aussi variés que la science, la politique, la vie quotidienne la plus banale, ou l'agriculture. Car planter en hiver pour récolter en été, relève autant de connaissances agronomiques, astrologiques raisonnables que des convictions intangibles, abstraites et subjectives faisant reposer la Foi sur une multitude de paramètres aussi aléatoires que probabilistes comme ceux d'une météo capricieuse.

Ce n'est pas la religion qui fait la Foi, mais la Foi qui permet l'expression de la ou des religions. Plus cette Foi sera juste et inspirée, moins elle aura la nécessité de s'enfermer dans le carcan étroit d'un dogme religieux ; moins elle sera juste et éclairée, et plus son dogme religieux sera sectaire, intolérant et asservissant. La pire des religions étant celle qui a pour vocation avérée de persécuter toutes les autres, y compris des courants sensiblement différents issus de celle-ci. Chronos (le temporel imparfait) dévore toujours ses propres enfants.


vendredi 4 novembre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 2




Maître, lorsque je faisais référence à une Foi, je voulais dire une Religion. Comment savoir laquelle est la meilleure et la plus éclairée ?



Toutes les Religions comportent, à des degrés divers, une part de ce qui est le meilleur, et une part de ce qui est le pire de la nature humaine. Bien qu’aucune ne puisse prétendre n’être autre chose qu’un étroit passage obligé sur le chemin de la perfectibilité pour permettre l’évolution d’une Conscience. 

Si une seule Religion détenait la Vérité, toutes les autres seraient immédiatement spirituellement démonétisées et ringardisées. Depuis le temps, elle se serait imposée comme la seule par la lumière de cette Vérité qui a pour propriété, celle d'éclipser toutes les autres qui viennent se fondre dans la plus lumineuse. Comme le rappelle la devise des Maharajas de Bénarès : 

Il n’y a pas de Religion qui soit supérieure à la Vérité.  

Ce à quoi j'ajouterai que cette Vérité absolue se caractérise par le fait qu'elle intègre harmonieusement toutes les vérités relatives sans avoir besoin ni de les combattre ni de n’en rejeter aucune. 

Quelle que soit la façon dont tu tenteras de résoudre ta préoccupation religieuse spirituelle, tu finiras toujours par te confronter à cet obstacle de cette part de "vérités relatives" que contient une Religion spécifiquement humaine. Sur quelles « vérités » indiscutables (la plus universelle) est établie son ontologie ? Son dogme est-il asservissant ou libérateur, sectaire ou universel ? Tolérant ou intolérant ? Y a-t-il au sein de son clergé des membres qui, blasphème suprême, osent avoir la vanité de prétendre pouvoir parler au nom d’un « dieu » dont ils auraient l’insolent privilège d’avoir l’écoute et d’en recevoir les instructions ? Je pourrais te poser une liste quasiment infinie de questions de cette nature, et auxquelles tu ne pourrais apporter que de piètres réponses, ce qui ne te ferait pas beaucoup avancer dans tes recherches. La quête de la Vérité se suffit à elle-même, puisqu’elle implique, de la part de ceux qui la cherchent, la Foi de croire qu’Elle existe, qu'Elle peut être progressivement accessible, pour peu que l'on s'en donne la peine, et que son approche progressive permet d’en vérifier la réalité de l’existence par le simple fait qu’au fur et à mesure que les chercheurs avançant dans leur quête, cela leur procure sans cesse un considérable élargissement de leur champ de Conscience, une régénération constante de l'amplitude de leurs perspectives, une réelle sensation de libération des asservissements antérieurement subis, ainsi qu'un accès à un libre arbitre croissant. 

Si tu cherches une Religion, comme si tu cherchais un des meilleurs restaurants, tu finiras toujours par trouver celle qui aura su se présenter à toi selon les critères qui seront propres à satisfaire tes appétences. Ce ne sera pas la meilleure de toutes les Religions, mais celle qui te donnera l'impression de l'être en parvenant à satisfaire tes envies, désirs, aspirations, passions, émotions, perversions et ta conception de l'extase spirituelle, à défaut d’être spirituellement gastronomique. Plus tes critères seront exigeants, plus l'addition sera salée. 

Une Religion qui coûte, contraint et asservit est à l'image du grand restaurant : attractif et hors de prix au moment de payer l'addition. La quête de la Vérité ne coûte rien puisqu'elle enrichit sans cesse celui qui la cherche ; elle ne contraint pas ni n'asservit, car elle repose sur le Principe du Don absolu : celui de l’Amour offrant la Liberté.

vendredi 28 octobre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 1




Maître, comment savoir si ma Foi est juste et éclairée ?




Une Foi est juste et éclairée tant qu'elle est accompagnée d'un doute raisonnable et de certitudes éprouvées. Prends garde à l'apparente simplicité de cette formulation, car elle contient un redoutable mécanisme de précision spirituelle. 

La Foi aura de fortes chances d'être de plus en plus juste et éclairée au fur et à mesure que la Raison parviendra à faire de ce doute une certitude, en soumettant les acquis de la Foi sur l’enclume de l’épreuve de la mise en pratique vertueuse, et à la condition que l'intellect raisonneur ne cherche pas, comme c'est son regrettable travers, à rendre totalement raisonnable cette infime partie de l'intuition qui n'est pas et ne sera jamais assimilable par la raison : la lumineuse révélation. Le phénoménal de l'Éternel Présent ne sera jamais totalement intelligible par le processus causal de la sphère temporelle. 

Dans le cas où la Foi et la Raison ne coopèrent pas de concert, c'est alors l'enfantement d'une grotesque Foi aveugle se racontant des histoires idiotes pleines de fureurs et de bruits, et qui ne signifient rien d’autre que de l’insignifiance, de la déraison et la bêtise des élucubrations loufoques. 

Donc, par le doute dans lequel tu te trouves et qui s'exprime au travers de ta question, tu tentes, pour obtenir une réponse, de faire appel au « savoir » (comment savoir), alors que tu ne pourras obtenir cette réponse que par la Connaissance. Il te faut comprendre que l'intellect raisonneur, depuis la nuit des temps, a accumulé une colossale collection de textes plus ou moins sacrés et plus ou moins anciens, d'analyses, d'exégèses et commentaires pas souvent sérieux ni crédibles ; de recherches et d'études pseudo scientifiques et historiques, de discussions philosophiques et philologiques, sans parvenir à autre chose qu'à produire des adeptes et croyants plus ou moins sectaires et intolérants, ou des athées, des incrédules ou agnostiques pratiquement aussi sectaires, bornés et intolérants que les adeptes et croyants aveugles. Les uns comme les autres ne sont que les progénitures de la raison et du savoir ou de la Foi aveugle. 

Il faut constamment te rappeler que la Foi est une Faculté, et comme toute Faculté elle doit être activée et développée. Ce développement ne s'obtient que par une longue pratique régulière de l’intuition spirituelle. Hélas! la normalité ambiante a fait de la Foi autre chose qu'une Faculté, dans le dessein de dessaisir les bénéficiaires de cette Faculté supérieure en leur laissant croire qu'elle est l'apanage d'un processus collectif régenté par une autorité académique extérieure ou ecclésiastique. Tant que l'individu croit aveuglement (Foi dévoyée) à l'illusoire crédibilité de cette hiérarchisation horizontale extérieure, il n'utilise que très occasionnellement cette Faculté supérieure et uniquement pour des actions subalternes, ce qui a pour conséquence de l'atrophier rapidement et durablement. Le critère le plus déterminant d'une Foi juste et éclairée est sans conteste la liberté qu’elle procure à la Conscience développant cette Faculté, et cette libération apporte des espérances nouvelles à ceux que cette Conscience éclaire par son exemplarité. Toute aliénation individuelle ou collective, aussi minime soit-elle, qu'engendrerait la pratique de cette Foi serait, à l'inverse, le signe de l'altération de sa justesse et de son rayonnement.