lundi 13 mars 2017

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 8 (MAJ du 23/03/2017)





Maître, pourquoi aucune des grandes Religions, passées ou présentes, n'a pu échapper à la corruption de son dogme spirituel ?





Ta préoccupation repose sur une vision trop étroite des choses. Tu omets de prendre en considération les grands cycles gouvernant les Yugas et au sein de chacun desquels s'effectuent les nombreuses réincarnations des Consciences humaines et des civilisations qui s'y développent. 

Durant l'âge d'or du Krita Yuga, celui où règne le Dharma, ce dernier repose sur quatre pieds (les quatre Védas), et l'idée même de Religion serait d'une parfaite incongruité et insignifiance, tant l'évidence est communément partagée qu'il n'y a pas d'autre voie d'évolution que celle impliquant un parfait dévouement libre et volontaire au Dharma. Ce qui suppose sa pleine Connaissance. La volonté de Bien, la Connaissance intemporelle, la paix, l'harmonie, la tolérance, l'altruisme, l'humilité, et le sens le plus élevé des responsabilités incombant à chacun, selon sa place et son état d'évolution, sont les seuls déterminants fondateurs d'une raison d'être uniquement consacrée au service désintéressé au profit de l'universelle utilité commune. Ce niveau très élevé de Conscience est celui procurant sa continuité multidimensionnelle tant sur chacun des plans que dans chacun des trois Mondes. C’est aussi par la pleine pratique du Dharma qu’une Conscience exprime sa véritable nature dévique avec toutes ses Facultés supérieures lui permettant d’avoir accès à tous les plans de chacun des trois Mondes. Pour une Conscience vivant dans l'ère du Krita Yuga, l'immortalité est une évidence incontournable, comme l'illusion de la mort peut en être une pour les Consciences vivant dans l'ère du Kali Yuga. Les réalisations dans la sphère temporelle ne sont que la stricte déclinaison des Lois Providentielles qui, étant par essence intemporelles, sont l'expression limitée des Principes divins sous une forme causale. Pendant le Krita Yuga il n'y a donc pas nécessité d'avoir recours à l'habillage réducteur et déformant que constitue une Religion. Habillage spécifique (géographique ; raciale, ethnique, culturel, tribal) dont la conséquence sera inévitablement la prolifération de l'hétérogénéité avec les raisons multiples de confrontations pour cause d’accumulation d’impuretés émotionnelles et intellectuelles. La Foi la plus éclairée, dans le Krita Yuga, est aussi évidente que l'intelligence astucieuse et rusée peut l'être dans le Kali Yuga, se manifestant sous forme de bon sens commun limité à une illusoire normalité ambiante de circonstance, et de science physique matérialiste pour ses élites. Mais, en la circonstance, la Foi éclairée du Krita Yuga est la Science  universelle combinant la science physique (celle de l'utilisation intelligente et concrète des effets de l'Énergie Vitale dans le cadre des vertus) et la Métaphysique ( celle de la transmutation phénoménale et de la sublimation de l'Énergie Vitale par le pouvoir retrouvé de la Volonté spirituelle).

 En passant de l'âge d'or (Krita Yuga) à l'âge d'argent (Tétra Yuga), la perception du Dharma se corrompt un peu puisqu'il ne repose plus que sur trois pieds. Les confusions, égarements, complications et enchevêtrements apparaissent. Les valeurs intemporelles du Dharma ne sont plus universellement ni perçues ni partagées ni régulièrement pratiquées. Progressivement l'esprit destructeur issu de l'altération des pensées justes en vertus instaure le règne de l'illusoire mortalité et sa subjugation magnétique. Les dualités apparaissent, comme celles qui sont à l'origine de l'apparition des entités que sont Adam et Ève, ou encore celles qui sont à l'origine du schisme d'Irshou durant le règne de Ram lors de l'ère du Bélier. 

En passant de l'âge d'argent à l'âge de bronze (Dvapara Yuga), le processus de dégradation s'accentue, le Dharma n'a plus que deux pieds, les divisions s'accélèrent et les équivoques, malentendus, oppositions, méprises et imprécisions se multiplient. Les incompréhensions prolifèrent, ainsi que les civilisations, les écoles de pensées politiques, philosophiques et religieuses, donnant ainsi l'occasion d'entretenir des états antagonistes et conflictuelles. Les Consciences incarnées dans cet âge de bronze, pour celles qui aspirent à s'affranchir des épais brouillards de l'ignorance qu'engendre cette régression collective, seront soumises aux épreuves initiatiques qu'elles devront surmonter en espérant retrouver les pouvoirs de sa nature originelle. 

En passant à l'âge noir, celui du fer (le Kali Yuga), la dégradation se généralise, car le Dharma n'a plus qu'un seul pied. La Conscience a perdu tout contact avec les plans et les Mondes supérieurs, et avec sa nature dévique par atrophie de sa Faculté intuitive spirituelle, et le remplacement de sa Foi par une Raison terriblement bornée, dominatrice et asservissante. Le vice, la corruption, la violence, l'ignorance, la brutalité, la bestialité, la complexité agressive des rapports humains basée sur la loi du plus fort et l'asservissement des individus ; le maelström des émotions, passions et ambitions, ainsi que l'inversion de toutes les valeurs morales pour les changer en valeurs communes profondément injustes, intolérantes, sophistes et immorales se généralisent. 

Je crois qu'il était nécessaire de te brosser sommairement ce petit tableau afin que tu comprennes pourquoi aucune Religion des trois Yugas inférieurs ne peut échapper aux terribles conditions involutives et destructrices de l'ère du Kali Yuga. Tout ce qui se manifeste durant ce cycle est obligatoirement confronté à la puissante corrosion de cette perversité généralisée. C'est d'ailleurs ce que raconte le Mahâbhârata dans sa terrifiante épopée avec pour aboutissement le conflit qui opposera les familles régnantes dans des combats destructeurs entre les partisans de l'adharma et ceux du Dharma sur le Kurukshetra (champ de bataille). Et comme la déesse Kali est à l'oeuvre, la victoire du Dharma ne se fera que par la destruction de tous les adeptes des illusions de l'adharma. Ce n'est qu'après cette purification céleste ( les nombreux déluges que l'on retrouve dans toutes les grandes traditions spirituelles) que viendra la restauration de l'âge d'or (le Krita Yuga). 

Est-ce que tu comprends pourquoi aucune science, aucune philosophie, aucune civilisation ni aucune culture n'échappent au terrible combat qu'ils doivent se livrer sur le Kurukshetra durant le Kali Yuga ? 

Enfin, pour synthétiser ce que je viens de t'expliquer dans ce dialogue, saches qu'une Religion qui ne repose que sur la Foi aveugle, le mensonge volontaire de son clergé et l'ignorance de ses fidèles n'est finalement que la plus épouvantable des superstitions, car, comme le disait si justement Fabre d'Olivet, la superstition c'est ce qui consiste à donner de la valeur à ce qui n'en a pas, et tout ce qui repose sur l'ignorance, qu'elle soit individuelle ou collective, n'a rigoureusement aucune valeur. 

J'espère que tu comprendras mieux maintenant la justesse de cette devise des Maharajas de Bénarès qui stipule : qu'il n'y a pas de Religion qui soit supérieure à la Vérité. Dès lors où une Religion accepte de se corrompre en matière de Vérité, elle  n'a aucune chance d'échapper à sa propre destruction.

















jeudi 9 mars 2017

L’illusoire apocalypse de la sortie de l’euro...

Les élucubrations prophétiques face à l'impitoyable réalité

Une clique de prétendus experts économiques - ceux-là mêmes qui depuis des décennies nous racontent des bobards démontrant par la même leur incompétence et leur tartuferie - nous promettent les pires calamités, à côté desquelles les dix plaies d’Égypte ne seraient que des petits bobos, si la France sortait de l’euro.


Mais face à cette prophétie, plus en rapport de la voyance de Mme Irma que du sérieux économique, que se passe-t-il lorsqu’un pays s’efforce, contre toutes raisons et règles économiques, de vouloir rester dans l’euro ?

La réponse est édifiante, et elle a l’avantage de ne pas être une hypothèse, mais une accablante réalité objectivement constatable.

- Depuis 2011, plus d’un quart des richesses du pays (PIB) disparait.
- Baisse moyenne des salaires de 24%.
- Baisse moyenne des salaires des fonctionnaires de 30%.
- Les retraites divisées par deux et par trois.
- Chômage de 25% et de 50% pour les jeunes.
- Les services médicaux ne fonctionnent plus, pénuries de médicaments.
- Le cours élevé de l’euro empêche ce pays d’exporter, et rend les importations, notamment chinoises, plus rentables que la production locale.
- La dette du pays continue d’augmenter à des niveaux insupportables.
- Les retraits d’argent aux distributeurs de billets sont de plus en plus limités.
- Une augmentation massive des tous les impôts.
- Une augmentation massive du coût de la vie.
- Une mortalité infantile en augmentation de 43%.
- Des services publics sinistrés.
- 40% des habitants de la capitale de ce pays passe l’hiver sans chauffage
- Plus de 1000 écoles primaires et secondaires fermées. des enfants qui s’évanouissent à l’école à cause de la faim
- Des aides de l’Europe qui sont presque intégralement reversées aux banques, surtout allemandes, pour leur éviter de faire faillite, et qui viennent aggraver l’état d’endettement du pays en question.

Cette liste est loin d’être exhaustive pour exprimer toutes les calamités et les misères qui constituent le triste bilan du maintien dans l’euro de  la Grèce.

Et là, ce n’est pas une prophétie, mais une condamnable réalité.

mercredi 1 mars 2017

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 7 (MAJ du 07/03/2017)






Maître, c'est quoi exactement la Haute Magie ?








Patience, nous n'en sommes pas encore à ces niveaux, si par chance et endurance dans ta quête de Connaissances tu y parviens jamais. Pour le moment, efforce-toi de discerner la Foi éclairée par la Raison, de l'énergie fossile qu'est la Foi aveugle qui emprisonne les Consciences peu éveillées dans un dogme philosophique ou religieux sectaire et asservissant, au sein duquel se complait l'intellect raisonneur. Lorsque tu auras véritablement saisi ce qui distingue l'une de l'autre, alors tu pourras utiliser librement la première : la bonne Foi, sans te laisser conditionner et corrompre par la deuxième : la mauvaise Foi. 

S'il y a bien un domaine où la Haute Magie est systématiquement confrontée à la sorcellerie, c'est bien dans celui des Religions qui se sont laissées phagocyter par des asuras lorsque les générations des dignitaires de leurs clergés en ont profané la pureté et la vérité du dogme et l'ontologie originelle, pour en tirer cupidement un profit de domination, d'admiration et de quoi satisfaire leurs plus bas désirs, envies, passions et vanités. Lorsque l'ignorance vient profaner les rituels d'un culte religieux en le vidant de son contenu spirituel pour le remplacer par des gesticulations émotionnelles, la conséquence inévitable est celle qui se traduit par la contamination de la corruption de ses valeurs les plus nobles, les plus altruistes et lumineuses. L'ignorance est l'épouvantable poison de la corruption. Tout commence par la tentation, la cupidité, l'ambition personnelle, la vanité, l'orgueil, la convoitise et surtout la certitude de détenir La Vérité. Autant la Foi éclairée par la Raison est en mesure d'accéder au sceptre du pouvoir réservé à la forme la plus glorieuse à laquelle peut prétendre une Conscience totalement dévouée au Dharma - seule condition pour pratiquer la Haute Magie, - autant une Conscience qui se laisse corrompre par l'illusion de l'erreur, du vice, de la faiblesse des sens, le manque de discernement subtil, la paresse, les émotions et passions délétères, déchoit rapidement de ce niveau propre à la forme glorieuse seule digne de la pratique de la Haute Magie, pour ne plus avoir accès qu'à la plus néfaste des sorcelleries ou au mysticisme délirant. 

Si tu dois comparer les pouvoirs de la Haute Magie avec ceux bien réels et puissants de la sorcellerie, sache que les premiers sont libérateurs et évolutifs, alors que les seconds sont asservissants, autodestructeurs et involutifs. La Haute Magie est aux Lois de la Divine Providence ce que la sorcellerie est aux lois de causalité. Si, comme le disait si justement Eliphas Lévis, le diable se donne au Mage, le sorcier, lui, se donne au diable. Tu pourras d'ores et déjà constater que s'il y a une intelligence du bien et une intelligence du mal, il y a aussi une Foi propre à la volonté de Bien, et une Foi spécifique à la volonté de Mal. Ceci pour dire qu'il ne suffit pas d'être capable d'activer ses Facultés supérieures, encore faut-il que la Conscience soit en capacité de discerner la tonalité vibratoire évolutive du Bien, avec laquelle elle entend volontairement s'harmoniser, d'avec les basses intensités vibratoires involutives du Mal, que la Genèse du Sépher de Moïse appelle : l'attracteur cupide. Celui-ci étant la cause de la chute d'Adam dans le cycle des réincarnations. 

Toutes les grandes traditions religieuses ou de philosophies spirituelles reposent sur ces précieux Enseignements de la Sagesse immémoriale. Quant à la Haute Magie, ce que je peux t'en dire pour le moment, sans profaner sa pratique que tout officiant a dans l'obligation de protéger, sache qu'elle repose sur le Pouvoir de la Volonté donnant la primauté à la Faculté intuitive spirituelle, dans le cadre de ce redoutable rituel qu'est la pratique constante d'une pensée juste en vertus. Tu remarqueras que cette Haute Magie ne peut pas être accessible aux "athées" puisqu'ils font reposer leurs facultés cognitives uniquement sur la Raison, refusant délibérément d'activer leur Foi et leur Faculté intuitive spirituelle. Quelle que soit l'intelligence de cet athée, il ne parviendra jamais à franchir les étroites limites de sa condition humaine, puisque pour lui ces limites sont indépassables pour des "raisons" purement dogmatiques, faisant de la causalité son credo et du hasard sa divinité tutélaire qui empêche sa Raison de sombrer dans le chaos et la folie lorsqu'elle est confrontée à ce qui est la règle commune de la Création, je veux parler du processus phénoménal.