mardi 6 juin 2017

Dialogue N° 16 : Les difficultés du service désintéressé. N°4 ( MàJ du 19/06/2017)




 Maître, quelle est la principale erreur à ne pas commettre lorsque l’on s’engage dans le service désintéressé au profit de l’utilité commune ?



Cette erreur est celle que font invariablement les débutants, par vanité, et qui consiste à croire que le faible niveau de leurs nouvelles connaissances les rend aptes à passer directement à l’action en enseignant leurs semblables, sans aucun discernement ni distinction du niveau de leur éveil et de leurs aptitudes à recevoir et assimiler une «nourriture» trop riche, et trop brutalement abondante. 

Il ne suffit pas d'avoir reçu une Connaissance, encore faut-il l’assimiler correctement et avoir le discernement subtil pour l'utiliser au bon moment. Il convient qu’un serviteur désintéressé veille prudemment à ce que toutes les conditions soient réunies pour qu'elles ne viennent ni trop tôt ni trop tard, ni trop en abondance ni pas assez. 

Il ne s'agit pas de servir selon l'idée, plus ou moins égotique que chacun s'en fait, mais en discernant avec précision et un sens élevé de la responsabilité ce qui correspond véritablement à l'utilité commune, celle qui pourra profiter à tous sans distinction, et en veillant à ne pas, en même temps, nourrir les travers de notre ego, ni les vices de ceux que l'on ambitionne d'aider. 

Donc, l'une des principales erreurs est celle de l'ignorance. L'ignorance des différentes conditions de la juste pratique de ce service. L'ignorance des différents niveaux de répercussion que peut avoir cette pratique, tant en ce qui concerne l'officiant qu’en ce qui concerne le ou les bénéficiaires et qui condamne l'officiant à agir en aveugle. L'ignorance des lois karmiques, dont une qui dispose que l'on ne peut pas aider ceux n'ayant pas encore pris Conscience de la part de responsabilité qu'ils ont dans l'état de dépendance et d’asservissement dans lequel ils se trouvent, résultant inévitablement d'une succession de choix, de comportements et de décisions librement adoptés antérieurement. Non seulement il n'est pas possible de faire boire un âne qui n'a pas soif, mais il n'est pas plus possible de faire le bonheur de quelqu'un si ce dernier ne le désire pas. L'ignorance du respect du libre arbitre d'autrui est manifestement la cause d'une corruption rapide de la pratique du service désintéressé. 

Une autre erreur de même importance que celle qui précède est l'impatience de l'officiant. Cette impatience lui fera négliger l'incontournable temps nécessaire à une bonne assimilation des richesses qu'il entend partager, ainsi que la patience que doivent avoir le serviteur et l'enseignant. Ceci nous renvoie à ce que j'évoquais lors d'une de mes réponses précédentes, et concernant l'aspect multidimensionnel que comporte le véritable service désintéressé aligné sur les règles du Dharma, et le fait que plus ce service sera conforme à ces règles, plus il sera difficile d'en espérer percevoir le complet épanouissement sur la durée d'une seule incarnation. 

Il faut donc à l'officiant, en plus de solides Connaissances, une abnégation reposant sur le détachement, l'humilité, le dévouement et le sens le plus élevé du sacrifice dont l'expression la plus noble passe par l'oubli de soi. Sans cette abnégation, un officiant épuiserait rapidement sa bonne volonté en perdant de vue l'extraordinaire ascèse spirituelle qu'implique la pratique correcte de ce service. Et cette perte de vue est celle de son troisième oeil (Ajna) pas encore suffisamment développé. 

Dans le Mahâbhârata, comme dans le Ramâyâna, les brahmanes les plus puissants, ceux qui reçoivent leurs pouvoirs suprahumains des dieux, sont toujours ceux qui se sont préalablement longuement adonnés aux austérités, c'est-à-dire aux sacrifices (maîtrise de ses facultés sensorielles, intellectuelles et spirituelles) que requiert le service désintéressé en conformité avec le Dharma.


Maître, en considérant tout ce que tu m'expliques, concernant la pratique du service désintéressé, comment est-il possible à un aspirant, ou même à un initié de niveau moyen, d'y parvenir tant la tâche est complexe et les pièges innombrables.


Je vais t'en donner la clé, puisque tu commences à entrevoir subtilement l'étendue du problème. 

L'individu qui s'efforce, par un travail constant et sincère, à se former à la pratique du service désintéressé, au fur et à mesure qu'il réalise des progrès sur lui-même, par l'élargissement de son champ de Connaissances, reçoit progressivement l'aide de ses guides supérieurs, s'il a eu la prudence de la leur réclamer, avant de se mettre à l'ouvrage, par une courte invocation qui ne soit pas une formulation mécanique et vide de sens, comme c'est l'usage dans les rituels effectués de façon routinière par des officiants qui en profitent pour penser à autre chose. Cette règle de bonne pratique tu la retrouves dans les conditions que doit respecter un bon alchimiste par la formule latine Ora et Labora (prie et travaille) dont l'origine provient de l'ordre des Bénédictins au sein duquel nous retrouvons de nombreux moines qui figurent au Panthéon de ce noble Art. Cette aide se traduira par une mise en situation qui t'offrira différentes occasions te permettant de mettre en pratique (mise à l'épreuve), au début modestement, l'acquis de tes Connaissances. Ces situations seront d'abord en rapport avec le plan physique dense et les corps sensoriels et le contrôle de ses envies ; puis progressivement avec les corps intellectuels et la maîtrise des passions, désirs et émotions ; enfin, avec les corps spirituels et l'aide qu'il est possible d'apporter à autrui pour permettre aux Consciences en quête d'une assistance bienveillante de se libérer de leurs asservissements, ainsi que de pouvoir apporter un véritable remède à des Consciences en état d'affection pathologique. Le serviteur devient alors aussi thérapeute spirituel. 

Soit tu saisiras volontairement l'occasion que ton discernement subtil détectera, selon tes capacités à intervenir sur l'un de ces plans, pour passer de la théorie à la mise à l'épreuve, soit tu n'en feras rien et tu feras la démonstration de ton incapacité à pouvoir aller plus loin par manque de conviction, de rigueur et de volonté. Alors, rapidement l'aide de tes guides diminuera jusqu'à disparaître. Par contre, chaque fois que tu saisiras l'occasion de mettre à l'épreuve tes Connaissances, avec un discernement et une rigueur attentive, même si la réussite que tu espères n'est pas, à ses débuts, toujours au rendez-vous, il te faudra surtout en profiter pour tirer tous les enseignements de ton action, que ce soit dans la réussite, mais surtout dans l'échec ne serait-ce que pour être en mesure de réparer les nuisances éventuellement occasionnées. Lorsque tu auras perçu et assimilé ces riches enseignements occultes cachés dans la pratique, alors tu seras à nouveau soumis à des opportunités en rapport avec une difficulté sans cesse croissante, et tu pourras bénéficier de la possibilité d'une assistance à la hauteur de la tâche à accomplir. 

Nous en revenons à ce que j'avais précédemment évoqué, à savoir que l'expérience et la maîtrise reposent sur une pratique volontaire et constante dans le but de parvenir à ce que Confucius appelait : la rectitude du geste. Cette rectitude du geste ne se préoccupe pas prioritairement du but à atteindre lors de la pratique du service désintéressé au profit de l'utilité commune, même si ce but n'est pas occulté, mais concerne la rigoureuse discipline que la Conscience doit respecter pour aligner et stabiliser ses pensées justes en vertus dans leurs formes d'expression et dans l'action. Lorsque le déroulement de cette pratique devient conforme au Dharma, il constitue le rituel de l'ordre cérémoniel.










12 commentaires:

Setanta a dit…

(Tentative de réponse...)

 Maître, quelle est la principale erreur à ne pas commettre lorsque l’on s’engage dans le service désintéressé au profit de l’utilité commune ?

La principale erreur est de vouloir faire le bonheur des autres contre leur volonté, ce qui révélerait un service non désintéressé et peu profitable à l'utilité commune. A cette dernière, le sage propose, et l'humanité en dispose selon ses capacités au fil des siècles.

La sagesse est comme un panneau indicateur qui n'impose rien, mais propose la meilleure voie à suivre vers le but que chacun se donne.

Kanzi a dit…

Maître, quelle est la principale erreur à ne pas commettre lorsque l’on s’engage dans le service désintéressé au profit de l’utilité commune ?

Eh bien je te dirai que la principale erreur serait d'en attendre un profit quel qu'il soit ce qui ne serait plus du service désintéressé mais un échange commercial. Je rajouterai que la plus grande erreur serait de vouloir "servir" sans discernement avec toutes les conséquences néfastes que nous avons déjà évoqué...Le service désintéressé est avant tout un acte libre et non obligatoire visant à te rendre de plus en plus responsable de tes actes, de ce fait tu ne dois pas te sentir obligé, mais cela doit répondre à une nécessité que tu as sur reconnaître en ton âme et conscience en vue de ta propre évolution.

modeste a dit…

Maître, quelle est la principale erreur à ne pas commettre lorsque l’on s’engage dans le service désintéressé au profit de l’utilité commune ?

La principale erreur à mon sens est de se laisser gagner par la précipitation
qui peut se manifester sous différentes formes.

Précipitation à vouloir entrer dans ce service désintéressé.
Précipitation à vouloir œuvrer,
qui risque de t’inciter à résoudre tous les problèmes rencontrés,
même si l’aide n’est pas demandée ou souhaitée.
Précipitation à vouloir utiliser tes connaissances fraichement acquises…
Précipitation à vouloir obtenir rapidement des résultats
qui risque de ne pas te permettre une analyser correcte et complète du problème.

Pour contrecarrer cette tendance naturelle que tu auras certainement,
il te faudra faire preuve de détachement,
et adopter une posture de divine indifférence.

Anonyme a dit…

La réponse est toute entière contenue dans ta question.
En t'engageant dans le service que tu nommes désintéressé, tu ne peux éviter d'être confronté tôt ou tard aux conséquences de tes actes. Ton intérêt y sera engagé.
Vouloir préjuger de l'utilité commune est une source de conflits potentiels, car la dualité est inhérente à la communauté.
Le sage emploi de tes ressources consiste à ne pas agir. La non-action, l'indifférence devant le cours des évènements et le détachement face à l'ignorance des dix mille êtres. Songe à toutes ces inventions utiles qui se sont dévoilées par hasard, pour employer un mot qui recouvre le mystère providentiel. Elles se sont révélées sans intervention de la volonté humaine, bien que pour son profit.
Demeure éveillé. Observe.
La voie se parcourt en silence.

Anonyme a dit…

Permettez-moi d'écrire un commentaire général sur le service désintéressé:
D’après mon expérience, avant de rendre le service désintéressé, il faut s’unir au Soi-Suprême. En agissant sur soi , on agit aussi sur l’univers. Et si cette action faite sur soi est selon le plan Divin, le changement qui s’opérera en même temps sur l'univers ira lui aussi dans le sens du plan Divin.
Toutes les connaissances sont en soi, dans le livre du « percept d’or », il est demandé à Lanou de ne pas s’attarder dans cette salle…
Avoir accès aux connaissances dans les livres de ceux qui nous ont précédés c’est super, mais comment ont-ils fait eux avant l’existence de n’importe quel manuscrit ? d’où la preuve que les connaissances on peut les trouver en soi même si la route est rude, en s’appuyant parfois d’un livre qui nous guide et qui nous a choisi par exemple le livre du sépher de Moïse ( découvert dans Adam et Eve) pourquoi pas. En plus en cherchant les connaissances dans les livres, on se lie à son égrégore et ou à son auteur qui dans l’état actuel des choses au point de vue énergétique peut nous faire se sentir mal.
Concernant le service désintéressé, il faut le faire avec prudence au risque de subir un karma qui nous appartient pas, ou de voir ses proches le subir quand ce karma ne peut pas nous toucher complètement. Pour cette raison selon mon point de vue faut au début s’unir à son Soi Suprême. Et de là le plan Divin prévu pour l’humanité se déclenchera en même temps tout en évitant les embûches (sans choc en retour).

Le Gaulois libre a dit…

Avant de prétendre pouvoir faire de grandes choses, cher Anonyme, encore faut-il démontrer que l’on est capable d’en faire de petites, car si l’on en est pas capable, il est vain d’avoir cette prétention de commencer par la fin, l’union au «Soi Suprême».

Certes, il y a des tas de choses qui peuvent se savoir d’une façon empirique, mais ce sont toujours des choses primaires, rustiques et essentiellement intellectuelles et éphémères. Mais il y a une foule de choses autrement plus subtiles et sophistiquées qui ne s’acquièrent pas par le savoir empirique, mais par la transmission de connaissances de la part de ceux qui sont parvenus à assimiler correctement ces Enseignements, à les mettre correctement en pratique et, par leur maîtrise et leur dévouement, à les transmettre aux moins avancés sur le chemin d’une façon désintéressée. Sans cette chaîne intemporelle de transmission du plus vers le moins, l’être humain ne progresserait pratiquement pas. Déjà qu’il est facile de constater que malgré l’existence de ce service désintéressé, il ne progresse qu’à la vitesse d’une limace endormie, alors sans cela vous pouvez constater ce que deviennent les populations de sauvages qui sont restées coupées des influences et des enseignements des grandes civilisations. Ils en sont restés au stade de l’animalité primordiale au fond de leur forêt...

Mais si vous croyez pouvoir le faire seul, en étant juge et partie, sans suivre la redoutable ascèse de la mise en pratique de vos convictions sur l’enclume de la confrontation, alors je vous souhaite bon courage, car l’union à laquelle vous semblez aspirer, sans passer par la case départ, avec le «Soi Suprême» et qui aurait le pouvoir d’éviter toutes les embûches, risque d’être pour vous longtemps encore une illusion pourvoyeuse d’égarements.

Si les embûches sont là, ce n’est pas pour qu’elles disparaissent comme par enchantement et de façon «miraculeuse» (Foi aveugle si répandue), mais bien pour que nous soyons capables de les surmonter en faisant progresser et nos connaissances et l’élévation de notre champ de Conscience. Alors, ne comptez pas trop sur le Divin pour violer ses propres règles universellement Justes.

Anonyme a dit…

Cher Gaulois,

Voici ce que dit l’immense Ramakrishna :
« Deux différentes espèces d’hommes peuvent arriver ici-bas à la Connaissance du Soi : les premiers sont ceux dont l’esprit reste dégagé de tout enseignement et n’est pas influencé par les pensées d’autrui. Les seconds sont ceux qui, ayant étudié sciences et religions, ont réalisé, au terme de leurs études, le néant de leur savoir. »

Celui qui désire avoir accès à la Connaissance tout en restant dégagé de tout enseignement n'est pas un âne pour autant.

Lilbudha a dit…

Maître, quelle est la principale erreur à ne pas commettre lorsque l’on s’engage dans le service désintéressé au profit de l’utilité commune ?

La première erreur est, je pense, celle qui consiste à attendre des résultats tangibles et mesurables du service désintéressé que l'on rend à l'utilité commune. C'est une erreur qui découle naturellement de l'orgueil de l'officiant qui veut se voir comme une sorte de sauveur, de redresseur de torts, d'homme bon et juste. Cette ruse de l'ego fait immédiatement déchoir le statut de son service désintéressé en service intéressé.

Cette erreur provient, la plupart du temps, des meilleurs intentions du monde (et l'enfer en est pavé), ce qui n'empêche pas de venir irrémédiablement perturber la qualité du service rendu. Par exemple, lorsqu'une personne sollicite notre aide et qu'on lui donne, de cet orgueil egotique non épuré, découlera une volonté de presser l'aidé afin qu'il applique rapidement le remède prodigué, qu'il aille rapidement mieux et qu'ainsi l'ego puisse se gonfler d'orgueil d'avoir "aidé quelqu'un". C'est une véritable vanité mais c'est un passage obligé avant de devenir un honorable serviteur désintéressé.

Pour lutter contre cela, il faudra à l'officiant faire plus que s'habiller des lettres de noblesses de son service désintéressé, de l’idéal que celui-ci représente, il lui faudra incarner vraiment le rôle auquel il aspire et ne pas vouloir juste s'approprier des privilèges que ce statut octroie car comme le disait Grillot de Givry : "La puissance miraculeuse s'hyperconcentrera en toi lorsque tu ne la convoiteras plus."
Ce ne sont pas des paroles en l'air.

Le Gaulois libre a dit…

Si un Maître comme Vivekananda accordait hommage et considération à Râmakrishna, qui n’a rien écrit de son vivant, ce n’est certainement pas pour les coquecigrues et inepties que tu me rapportes ci-dessus, cher anonyme...

Force m’est donc de considérer qu’il y a eu, parmi les nombreux rapporteurs et traducteurs de ses propos, de fieffés ignorants, incultes et incompétents.

Coquecigrue que celle qui consiste à dire qu’il soit possible de ne pas être influencé par la pensée d’autrui. Au début de toute chose fut le Verbe, et que tu le veuilles ou non, l’expression de ce Verbe est la manifestation d’une pensée, et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de celle du Divin Créateur. Je suis convaincu que Râmakrishna n’a pas pu dire une telle ânerie.

Deuxième ineptie : celle qui consiste à promouvoir un enseignement qui repose sur le refus de tout enseignement. Là ce n’est plus le serpent qui se mord la queue, mais qui en arrive à se bouffer la tête.

S’il y a bien une manière de porter atteinte à l’honorabilité d’un Maître de sagesse, c’est bien celle qui consiste à leur attribuer ce genre d’imbécilité, que même un âne, que je considère comme doué d’intelligence, ne se permettrait pas de colporter...

Mais ce n’est là que mon humble avis.

Anonyme a dit…

Cher Libudha, Cher Gaulois,

Un passage a attiré mon attention et une analyse s’est avérée nécessaire pour votre point de vue :
Pensez-vous vraiment que les énergies divines et ou de l’univers seront dépourvues d’intelligence pour passer à travers un être dans le seul but de nourrir les autres, ce que je qualifierai de vampirisme ?
Et si c’est le cas, Quelles sortes d’énergies seront-elles pour faire ce passage ?
S’ils doivent être destinées à un autre être qui le mérite seront-elles aveugles pour faire un détournement et si cette personne est méritante de ces énergies au final penserez-vous que l’univers ne les lui déversera pas directement au lieu de passer par un tiers ?
Et penserez-vous vraiment que si les énergies de l’univers passent à travers un être que cet être s’il le veut bien ne soit pas -t-il capable par le biais de sa seule volonté d’arrêter cette fuite énergétique s’il s’en occupe?

Concernant le Verbe et la Pensée, mon commentaire désignait les pensées d’autrui.

Et cet âne alors ?
Peut-être ce qu’il a vu et ou entendu le Divin en lui et ses yeux ne peut plus s’en détourner ? a moins que ce soit un âne qui délire ? Qui sait ?

Et ce que vous qualifierai d’âne qu’est-ce qu’il a sacrifié ?
De mener son chemin comme il lui semble en dépit d’être rejeté ou pire d’être traité d’un âne.
De ne pas être instruit spirituellement à ce jour, de ne pas acquérir la culture spirituelle qui demande temps, perseverence, l’intelligence…bref les bonnes qualités

Et ce que Vous traitez d’âne, peut-être il a le pouvoir du Verbe et qu’il aurait pu accomplir que par ce seul pouvoir des intérêts égoïstes que la majorité homme ici bas rêve d’en avoir : le pouvoir et bien oui les richesses.. Mais comme c’est un grand âne il s’est tourné vers les dires des autres et s’est souvent arrêté sur son chemin et sentit en lui la souffrance des autres.
Et enfin ce grand Ane il a toujours gardé en lui l’Amour du Divin.
Et aujourd’hui ce que Vous qualifiez d’un âne vous dit aurevoir et se consolera auprès du Grand Esprit

Après tout l’humanité mérite ce qu’elle a toujours mérité à moins qu’un Ane avec un Grand Cœur Vous sera envoyé.


Que chacun continue son chemin dans la paix de l’Amour du Cœur.


Kanzi a dit…

Maître, en considérant tout ce que tu m'expliques, concernant la pratique du service désintéresse, comment est-il possible à un aspirant, ou même à un initié de niveau moyen, d'y parvenir tant la tâche est complexe et les pièges innombrables.

Dans la vie tout les chemins ne sont pas balisés...c'est toi qui trace ta route ! On à rien sans mérite, et il te faut pouvoir sortir des chemins tout tracé par d'autres (cela s'entend sur le plan intellectuel moral, culturel, cultuel et spirituel) pour pouvoir te confronter à d'autres réalités.

Comment y parvenir ? Outre les précédents conseils concernant les erreurs à éviter du débutant impatient qui se croit déjà arrivé... Chacun peut y arriver par une détermination sans faille (Amour sincère de la Vérité) détermination qui se manifeste dans une fidélité sans cesse renouvelée à Dharma c'est à dire en te conformant autant que possible aux Lois de Mâat.
Si l'effort est nécessaire autant que la persévérance, la rigueur, la patience, et la fidélité à Dharma sont requises sur le chemin que tu as choisi d'emprunter et parcourir librement, l'Amour sincère du vrai, du bien, du beau et du juste éclaireront tes pas et seront ton soutien dans la démarche qui est tienne. Savoir, Pouvoir, Oser, Se Taire.
Saches que nul événements ou personnes ne peut te faire renoncer devant la tâche complexe et souvent ardue, tant que toi tu n'a pas décidé d'abandonner et cela même en dépit de tout obstacles ou de ce qui t'apparaît comme tel. En cela tu es ton propre maître, toi seul choisit de continuer ou d'arrêter, nul autre que toi à ce pouvoir. Tout ce qui se présente à toi est enseignement, et vise pour le chercheur un tant soi peu sérieux et sincère, à t'apprendre ce que tu ignores par ta propre expérience.
Pour qui avance sur le chemin, tout cela passe par des phases de désordre qui sont inhérentes au fait de devoir se défaire de structures sclérosantes et illusoires à l'instar des acquis et habitudes apprises depuis l'enfance comme autant de chemins balisés... Certes cela est inconfortable et inévitable mais dans l'ordre des choses pour qui veut apprendre, comprendre, accepter et pratiquer et ce en dépit du temps. Quel que soit la météo....Le ciel finit toujours par s'éclaircir, la différence entre les uns et les autres c'est que certains jettent l'éponge à terre et sautent par dessus bord, d'autres sont toujours à la barre du navire qu'ils conduisent, même s'ils doivent faire maintes et maintes détour et affronter moultes tempêtes (émotions) pouvant mettre toute leur cargaison en péril. Enfin bref....que du bonheur … !

modeste a dit…

Maître, en considérant tout ce que tu m'expliques, concernant la pratique du service désintéresse, comment est-il possible à un aspirant, ou même à un initié de niveau moyen, d'y parvenir tant la tâche est complexe et les pièges innombrables.

Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Comme il t’a déjà été dit,
L’aspirant peut commencer à travailler sur lui-même en essayant de donner l’exemple.
Il doit mettre en pratique ses connaissances et ses convictions sur lui-même avant que de vouloir le faire pour autrui.
Ne crois pas ceci chose facile ou anodine,
puisque ce faisant, il va à commencer à rayonner les énergies spirituelles du vrai, du beau et du bien
sur les plans terrestres,
devenant ainsi une fontaine de vie.